rivière
Maître Poète
Je me désaltère à la fontaine de mes émois
J’ai entendu, cette nuit, le vent sauvage s’échouer
contre la vitre de notre maison, contre les rivages des bocages,
j’ai entendu la mer des rafales,
je n’y ai pas prêté garde,
contre la vitre de notre maison, contre les rivages des bocages,
j’ai entendu la mer des rafales,
je n’y ai pas prêté garde,
je désire tant l’océan de ta Beauté, et l’hymne de ta Grâce.
Je suis maintenant réveillée,
enserrée dans le continent de tes bras,
je me dégage lentement, je vêts ma robe, et mes bas de soie,
Je suis maintenant réveillée,
enserrée dans le continent de tes bras,
je me dégage lentement, je vêts ma robe, et mes bas de soie,
je sors face à la cathédrale d’apothéose,
je m’élance parmi la gerbe du Soleil,
les joues de lichen et de mousse se prosternent
sous la scansion de mes hauts talons.
je m’élance parmi la gerbe du Soleil,
les joues de lichen et de mousse se prosternent
sous la scansion de mes hauts talons.
La stère du temps s’écoule,
je me désaltère à la fontaine de mes émois,
les ciels d’azur fredonnent le miel de notre Passion,
ma Sirène, ma Reine de douceur,
je me désaltère à la fontaine de mes émois,
les ciels d’azur fredonnent le miel de notre Passion,
ma Sirène, ma Reine de douceur,
reçois les psaumes de ma délicatesse,
emmène-moi sur les chemins de la quiétude,
à l’affût des escales du zénith,
là où retentit le peuple des oiselles.
emmène-moi sur les chemins de la quiétude,
à l’affût des escales du zénith,
là où retentit le peuple des oiselles.
Je chemine sur la corniche du silence,
sur le lit des forêts,
j’arpente l’orée du Monde,
je parcours des hameaux, des bourgs, et des cités sans âme,
sur le lit des forêts,
j’arpente l’orée du Monde,
je parcours des hameaux, des bourgs, et des cités sans âme,
la misaine de mes seins ouvre
les serrures des comètes,
tandis que des rondeaux de pluie proclament
la suzeraineté de ta Splendeur, ô ma Divine.
les serrures des comètes,
tandis que des rondeaux de pluie proclament
la suzeraineté de ta Splendeur, ô ma Divine.
Un cygne inscrit, non loin de moi,
sur les vitraux des étangs,
des pétales de félicité. A mon retour,
je te donnerai des brassées d’épithalames,
sur les vitraux des étangs,
des pétales de félicité. A mon retour,
je te donnerai des brassées d’épithalames,
puis, agenouillée dévotement face au boudoir des feuillages,
je te susurrerai des odes saphiques,
et je te demanderai à nouveau
ta main pour l’éternité !
je te susurrerai des odes saphiques,
et je te demanderai à nouveau
ta main pour l’éternité !
Sophie Rivière