rivière
Maître Poète
Je marche vers toi en l’Île de la Cité
Je marche vers toi en Île de la Cité,
en ce jour de mai,
ô mon Epousée,
en ce jour de mai,
ô mon Epousée,
toi qui m’as éveillée aux plaisirs de la Chair,
ma robe courte de lin volette
au gré de ma marche,
ma robe courte de lin volette
au gré de ma marche,
mes escarpins scandent
la beauté de nos blanches noces,
tandis que brasillent mes bas de soie
la beauté de nos blanches noces,
tandis que brasillent mes bas de soie
sous les rimes du soleil,
je marche vers toi, je veux connaître à nouveau
l’émoi de tes seins contre les miens,
je marche vers toi, je veux connaître à nouveau
l’émoi de tes seins contre les miens,
la douceur de tes lèvres dessus
l’hermine de mon pertuis.
Je t’ai connue un jour d’automne,
l’hermine de mon pertuis.
Je t’ai connue un jour d’automne,
alors que mon époux s’était absenté
pour quelque affaire,
tu t’es présentée dans ma borde, égarée, et épuisée,
pour quelque affaire,
tu t’es présentée dans ma borde, égarée, et épuisée,
je t’ai allongée sur ma couche, et tu t’es endormie,
à ton réveil, tu m’as remerciée,
tu as déposé sur mes lèvres l’aile d’un baiser,
à ton réveil, tu m’as remerciée,
tu as déposé sur mes lèvres l’aile d’un baiser,
puis tu m’as attirée à toi,
émue, le coeur battant la chamade, je t’ai laissé faire,
tu as ôté mes vêtements sans mot dire,
émue, le coeur battant la chamade, je t’ai laissé faire,
tu as ôté mes vêtements sans mot dire,
allongée contre moi, tu m’as possédée, et
j’ai enfin connu avec la cerise de ta bouche
la joie d’être Femme.
j’ai enfin connu avec la cerise de ta bouche
la joie d’être Femme.
Depuis ma Divine,
je suis ta vassale d’encens,
je marche vers toi, et bientôt, dessus la félicité de ta Lumière,
je suis ta vassale d’encens,
je marche vers toi, et bientôt, dessus la félicité de ta Lumière,
je connaîtrai à nouveau
les délices de nos amours
si féeriques et si tendres!
les délices de nos amours
si féeriques et si tendres!
Sophie Rivière
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