rivière
Maître Poète
Je marche sur les quais de Seine
Je marche sur les quais de Seine
près de la cathédrale Notre-Dame
où tu demeures,
près de la cathédrale Notre-Dame
où tu demeures,
ô ma Vénérée,
toi qui as fait de ma vie un poème,
et qui chantes à toute heure
la
langueur de nos noces,
et les pétales de notre féminité.
toi qui as fait de ma vie un poème,
et qui chantes à toute heure
la
langueur de nos noces,
et les pétales de notre féminité.
La scansion de mes escarpins brise le vin du silence,
ma robe de soie blanche
volette au gré du vent,
ma robe de soie blanche
volette au gré du vent,
mes bas de soie se moirent
parmi les candélabres du soleil,
je viens vers toi,
parmi les candélabres du soleil,
je viens vers toi,
j’ignore les hommes qui me sifflent, ou
leurs regards d’envie sur les lys de mes seins plantureux,
libres de toute attache,
leurs regards d’envie sur les lys de mes seins plantureux,
libres de toute attache,
qui se balancent au gré de ma marche,
je veux célébrer avec toi la douceur de nos sens,
quand, peau contre peau
je veux célébrer avec toi la douceur de nos sens,
quand, peau contre peau
nous nous étreignions dans l’innocence de la lumière.
Je t’ai recueillie un jour dans ma borde,
car tu errais, perdue, loin du Mans où tu étais en vacances,
je t’ai conduite sur ma couche,
et
nous avons goûté les flambeaux de la Passion,
Je t’ai recueillie un jour dans ma borde,
car tu errais, perdue, loin du Mans où tu étais en vacances,
je t’ai conduite sur ma couche,
et
nous avons goûté les flambeaux de la Passion,
bientôt, je monterai l’escalier
qui mène à ton appartement,
j’embrasserai le fruit rouge de ta bouche,
qui mène à ton appartement,
j’embrasserai le fruit rouge de ta bouche,
puis pertuis contre pertuis,
je te posséderai jusqu’aux ressacs de la brune,
ô ma Douce !
je te posséderai jusqu’aux ressacs de la brune,
ô ma Douce !
Sophie Rivière