rivière
Maître Poète
Je marche adossée contre les vitraux des arbres et des oiseaux
Je marche dans l’aurore,
adossée
contre les vitraux des arbres et des oiseaux,
adossée
contre les vitraux des arbres et des oiseaux,
les bocages du printemps s’illuminent,
et ploient
sous l’écho des harmonies,
et ploient
sous l’écho des harmonies,
ma robe courte volette parmi les rires du vent,
mes bas de soie brasillent aux psaumes du Soleil,
tandis que mes bottines scandent la Grâce de ta clarté.
mes bas de soie brasillent aux psaumes du Soleil,
tandis que mes bottines scandent la Grâce de ta clarté.
Je me souviens alors de la langueur de ta Chair,
ô ma Fée de gloire,
toi qui es partie sans prévenir,
ô ma Fée de gloire,
toi qui es partie sans prévenir,
un jour comme celui-ci,
ta chevelure de jais ruisselait
aux haubans de ton dos,
tes seins de flamme chantaient l’astre de ta Beauté,
les oiseaux te révéraient et se courbaient
à ton approche.
ta chevelure de jais ruisselait
aux haubans de ton dos,
tes seins de flamme chantaient l’astre de ta Beauté,
les oiseaux te révéraient et se courbaient
à ton approche.
Je te chantais des odes saphiques,
puis à genoux devant la royauté de ta Splendeur,
je te délivrais des heures durant
puis à genoux devant la royauté de ta Splendeur,
je te délivrais des heures durant
avec ma langue et mes paumes des parfums de luxure,
tu hurlais de liesse,
quand arquée sur tes pieds,
tu hurlais de liesse,
quand arquée sur tes pieds,
la houle de Jouissance t’emportait,
je lampais le miel de tes blanches noces,
puis, tu te reposais ensuite dans la crique de mes bras,
je lampais le miel de tes blanches noces,
puis, tu te reposais ensuite dans la crique de mes bras,
et je te berçais jusqu’à ce que le sommeil nous emporte.
Reviens, ma Douce, ô mon amante,
reviens, je t’en supplie, je veux que résonne à nouveau
Reviens, ma Douce, ô mon amante,
reviens, je t’en supplie, je veux que résonne à nouveau
face aux perles des saisons,
la splendeur de nos duels d’Eros, et
l’hymne de nos amours si belles et si pures !
la splendeur de nos duels d’Eros, et
l’hymne de nos amours si belles et si pures !
Sophie Rivière