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Je magnifiai la splendeur de ton sexe

rivière

Maître Poète
Je magnifiai la splendeur de ton sexe

Bien que la nuit fût tombée
depuis quelques heures,
je distinguai les contours de
ton corps nu aux rosaces d’harmonie

adossé contre les piliers du Ciel,
tu n’avais que quinze ans,
ta sueur coulait sur ton front
et tes membres de miel.

Des éclairs de chaleur déchiraient
les faîtes des bocages,
et éclairaient par à-coups
la cour de notre pensionnat.

Tu te retournais en vain dans ton lit,
tourmentée
et avide de sommeil,
ma Princesse au casque d’ébène.

Brûlante et libertine,
je me dévêtis et te rejoignis,
je magnifiai
la splendeur de ton sexe,

tes roucoulements de plaisir
m’encouragèrent
à
redoubler les vagues de notre hyménée,

et
l’étendard de ta jouissance résonna
parmi
la cathédrale du silence.

Nous nous endormîmes à l’aurore,
entrelacées et radieuses,
avec au cœur,
le solfège de l’amour !

Sophie Rivière
 
"La cathédrale du silence"....Alors, je suis en transe...
Rien que ce vers est en lui même une "Cathédrale".
J'imagine, parfaitement les vitraux de tes amours.
Eclairés d'un soleil d'été, ils parcours, aux vents, les blés à moissonner.
Sur les bords d'un Loir adoré.
Amicalement
Loïc ROUSSELOT
 
Merci beaucoup pour l'extrême joliesse de ton message, Loïc.

J'évoque ici l'une de premières fois où j'ai découvert l'amour lesbien
si beau, si pur, si tendre, que je pleure de bonheur en pensant à cette période
de découverte de nos corps, du déferlement de la Jouissance, et de la tendresse
qui nous envahit après l'acte de chair.

A bientôt de te lire.

Bisous.

Sophie
 
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