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Je m'agenouille devant la chapelle de ton pertuis

rivière

Maître Poète
Je m’agenouille devant la chapelle de ton pertuis

Le Loir connaît
la beauté des asphodèles
dans notre borde,


et
la
Grâce de nos féminités


qui nous emportent seule à seule
dessus
le dais des splendeurs.


Aujourd’hui,
en ce matin de mai,
tu dors


sur notre couche,
ma Douce,
enveloppée


par la sève de ta nudité,
dessus
les algues du silence,


ta longue chevelure brune
pend
à la misaine de tes reins,


soudain,
le lys de la luxure
s’impose à moi, impérieux,


je viens vers toi,
j’embrasse
les ailes de tes seins fiers et lourds,


le psaume de tes aisselles,
puis,
je m’agenouille


devant
la chapelle de ton pertuis
que mes lèvres frôlent,


ton sourire éclot,
les vagues de ta félicité surgissent,
et te troublent,


puis les doigts surchargés
de bagues de ma dextre
s’introduisent


flux après flux
dedans
l’antre de ton utérus,


montent et descendent,
bientôt
tu n’es plus que cris et gémissements,


le voile de ta cyprine
surgit
de tes entrailles,


je la récolte, et nous la buvons,
grappe après grappe, grain après grain,
entremêlées l’une dans l’autre,


jusqu’aux prochains ressacs
de nos orgies
si belles et si féminines !


Sophie Rivière
 
un peu "âpre" celui là Sophie.

.les bagues jusqu'à l'utérus" ?

c'est ce mot qui me gène tant soit peu..je sais il reste matrice !
je n"m pas non plus cette image de fist presque,

désolée de te dire mon ressenti
trop goulu pour jojo
bisous


ps
le colis va partir
 
Chère jojo,

Je comprends très bien ton ressenti.

J'ai employé le terme utérus car j'utilise souvent le mot "matrice", que les lexicographes trouvent "vieilli",
quant à l'image du fist, c'est une pratique sexuelle, qui certes peut sembler peut-être rude, mais elle est
souvent pratiquée, et crois-moi, elle est loin de me de me déplaire...

Je te remercie pour les nouvelles concernant le colis.

A bientôt de te lire.

Bisous.

Sophie
 
Poème un peu rude, mais où la séduction et la volupté sont délicieuses !
Vous décrivez si bellement les amours féminines et les plaisirs qu'elles offrent... Vos poèmes peuvent attirer vers le saphisme des femmes, des jeunes filles qui n'y songeaient pas (quoique !).
Cela n'est absolument pas une critique. Il est bon que ce monde de délices dont vous êtes prêtresse soit célébré. Aux lectrices, alors, de faire leur chemin ! Libre-arbitre.
 
Cher Edouard,

Vous avez raison, la volupté saphique s'avère magique, croyez-moi...

Quant à l'attirance que peuvent éprouver des jeunes femmes envers ces amours,
il s'agit, ainsi que vous l'énoncez, d'un choix qui relève du libre arbitre.

Amitiés saphiques.

Sophie
 
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