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Je lui parlerais

CHENNOUFI

Maître Poète
Je lui parlerais

Et si je meurs ce soir
Vaincu par le chagrin
Au lit, ou sur un trottoir
Peut-être que ma fille au matin
Elle viendra me voir
Et je sentirais ses mains
Et pour qu’elle connaisse l’histoire
Je lui laisse mes quatrains
Avant de perdre la mémoire
Je dois écrire tout ça

Elle aura mes dires
Tous mes écrits, ne sont que pour elle
Malgré les fautes, grands sont mes soupires
Pour qu’elle guérisse, pour elle consonnes et voyelles

Heureux moi j’étais hier
Je chantais, tout le temps
Sous mes pieds, tremblait la terre
Le bonheur, ça se voyer de mes yeux
De mon sang et ma chaire
J’attendais un bijou
Dans le ventre, d’une mère
Un cadeau de Dieu
Neuf mois de prières
En caressant une peau

Un soir d’orage, ma fille est née
Après un voyage, entre vie et mort
Malgré mon âge, Dieu j’ai supplié
Qu’il me donne le courage, si ma fille meure
Hélas le chantage, il m’a fait pleurer
Pas de joie était les gouttes, mais de douleur
Cette ange si attendu, ils me l‘ont volé la nuit
Une cage de chagrin, s’empare alors de mon cœur
Et celle de ma fille, peut-être qu’elle est dorée
J’ai cru moi que les anges, ne connaissent pas la peur
Mais mon ange à moi, seule et loin de moi elle vit
La douleur des orphelins, hélas ma fille a connue
J’ai hurlé des jours
Sans voix j’ai parlé
Ce que cache mon cœur
Là sur le papier
J’ai dis au secoure
L’absence m’a étranglé
Aujourd’hui je meurs
Et devant elle il y toute une vie
Loin d’elle ma douleur
Chaque nuit se multiplier


Non elle ne sera jamais seule
Si la chance un jour me sourit
Je changerais ses larmes de sel
A celles aux gouts sucrés
Rouge gorge je serai pour elle ou merle
Pour le temps qui me reste dans cette vie
Même s’il n’efface pas vraiment ses séquelles
Dans son cœur qu’ils sont gravés
Je lui parlerais alors
De mes larmes, versé a chaque écrit
Et de ces années de hargne
De cette douleur, elle loin de ma vie
Et tout cet amour, dans mes veines
Pour elle, et de ce bonheur hélas détruit
Malgré mon amour et mon sincère je t’aime
A me trahir, eux ils n’ont pas hésités

Je lui parlerais c’est sure
De mes cauchemars, dans les nuits
Et de cet espoir en moi qui meurt
A ne plus la voir, imaginé ma vie
Et le noir qui s’empare de mon cœur
Malgré qu’il a tellement aimé

Oui je lui parlerais je jure
De cette attente, et ces neuf mois
A lui parler comme un fou, elle derrière une peau
Et ces coups de pieds qui ne parlaient qu’à moi
J’arrive papa, c’est pour bientôt
Ce bientôt hélas je n’ai pas connu sa joie
Que de douleur en douleur, depuis douze ans
Aujourd’hui je meurs chaque nuit mille fois
Si quelqu’un devant moi, prononce son nom
Ou quand je voyais les filles qui jouent au jardin
Je lève mes yeux tout là-haut
Et je dis oh seigneur y pitié de moi
Je veux la voir avant de fermé les yeux
La main dans la main dans un beau jardin
Et sans rien dire j’attends ses mots
Peut-être qu’elle va m’appelez papa
Ce jour-là surement je serai l’homme le plus heureux
Alors j’oubli vite mes peines et mes chagrins
Et à genoux certes, je lui demanderais pardon

Oui je lui parlerais des heures et des heures
Peut-être qu’elle va m’aimée
Et qu’elle puisse croire à mon amour
Et que je ne l’ai pas abandonnée
C’était la faute au docteur
Notre douleur il a causé
Le geste qui tue, l’autre donne vie
Sans réfléchir, on causse des maux
Les blessures du cœur, c’est pour la vie
Mais celle du corps, il faut du temps
Pour construire, des jours et des nuits
Mais pour détruire, esprit, d’un fou
Alors dis-moi docteur
Ton geste m'a tuer

Pourtant neutre tu es, face à notre douleur
Ta blouse blanche, qui parle de vous
Tu m’as vexé un jour, pourquoi docteur
Tu es censé aider les gens
Tu as causé mon drame un jour
Douze ans de ça, malgré le temps
Souviens-toi, de l’homme au bouqué de fleurs
Dans ce couloire perdu, les larmes aux yeux
Qui t’a supplié, pour prendre ma fille et sentir son corps
Mais ton arrogance, et ton geste qui tue
Sans réfléchir, tu m’as mis dehors
Complice docteur, vous-étiez avec eux
Tu as versé ce jour-là mes larmes de douleur
Sous la pluie, le froid arrache ma peau
Long tu sais était la nuit, jusqu'à l’aurore
J’ai attendu cette fille, pour voir ses yeux
Les regards des gens, qui me torturent
Mon crime a moi, si que j’ai voulu voir mon enfant

Aujourd’hui je souffre, docteur j’ai mal
Et mon mal hélas, ne se guérit pas
Il vient de toi, toi qui es sensé combattre le mal
Mon âme souffre à cause de toi
Mon seul remède c’est bien voir ma belle
Que tu m’as séparé souviens-toi autrefois
Une justice surement il y aura au ciel
Alors là-bas docteur on se verra
Toi et moi là, devant l’éternel
Ce jour-là viendra, ne t’en fait pas

Demain docteur que plaideras-tu
Devant celui, qui lit les cœurs
Là-bas ils ne peuvent t’offrirent ni argent ni or
L’enfer c’est pour les gens qui brisent les cœurs
Je t’aime ma fille malgré mes erreurs
Pour l’histoire, ce soir j’ai écris pour vous
Je t’aime, tu es dans mon cœur
Fatiguer je le suis, alors, ma fille a bientôt

Je t’aime
Mustapha
 
Quelle triste histoire raconté avec le coeur
Votre fille doit ressentir l'amour qu'il contient, à chaque battement
Cela doit la réconforter lorsqu'elle joue dans le jardin d'Eden
Les arcs en ciel sont pour elle, des toboggans
Là haut, il fait toujours beau, le soleil brille
Courage Mustapha
Amicalement
Fred
 
Tellement d'Amour... le cœur si gros, une seule larme de bonheur pourrait pourtant le guérir, c'est merveilleux tout cet Amour qui jaillit de vos mots,
mais malheureusement aussi et surtout cette peine incommensurable, profond déchirement, devant ce temps passé et celui qui ne cesse d'avancer.
Courage, courage CHENNOUFI, n'y-a-t-il donc AUCUN AUCUN moyen de reprendre contact (physiquement?) avec votre enfant ???
Bien amicalement, tout en soutien.
 
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