rivière
Maître Poète
Je guetterai ta bouche vermeille
Demain, lorsque poindra l’aube
sur l’autel des frondaisons,
je quitterai la principauté des chênes,
et je te rejoindrai en la ville du Mans,
toi
dont le corps voluptueux
enflamme
les provinces de mon cœur.
L’harmonie guidera mes pas,
je boirai le péan des sources et des rus,
je guetterai ta bouche vermeille,
je n’hésiterai pas à me jeter
dans l’eau de tes prunelles où voguent
les souvenirs de nos étreintes.
Déjà, les oiseaux susurrent
les sept lettres de ton prénom
que récite chaque jour
l’armoirie du vent.
Peu m’importera
l’état de ma robe
contre les épines des ronces,
peu m’importera ma fatigue,
je cueillerai dans les clairières
des tresses de chèvrefeuille,
et des couronnes de rimes,
que je te remettrai à mon arrivée,
puis
je t’épellerai des psaumes de Grâce,
et j’attendrai
le cœur battant
les
violettes de ta réponse.
Sophie Rivière
Demain, lorsque poindra l’aube
sur l’autel des frondaisons,
je quitterai la principauté des chênes,
et je te rejoindrai en la ville du Mans,
toi
dont le corps voluptueux
enflamme
les provinces de mon cœur.
L’harmonie guidera mes pas,
je boirai le péan des sources et des rus,
je guetterai ta bouche vermeille,
je n’hésiterai pas à me jeter
dans l’eau de tes prunelles où voguent
les souvenirs de nos étreintes.
Déjà, les oiseaux susurrent
les sept lettres de ton prénom
que récite chaque jour
l’armoirie du vent.
Peu m’importera
l’état de ma robe
contre les épines des ronces,
peu m’importera ma fatigue,
je cueillerai dans les clairières
des tresses de chèvrefeuille,
et des couronnes de rimes,
que je te remettrai à mon arrivée,
puis
je t’épellerai des psaumes de Grâce,
et j’attendrai
le cœur battant
les
violettes de ta réponse.
Sophie Rivière