rivière
Maître Poète
Je goûtai l’océan de la douceur
Un jour d’automne, t’en souviens-tu,
alors que jaunissaient
les feuilles de notre aulne
bordant notre maison,
tu me quittas
pendant une semaine
pour récupérer
quelque héritage.
Je me retrouvai seule et nue
le soir venu,
alors que des éclairs sillonnaient
à l’orient les linceuls des cieux.
En sueur et frémissante,
je murmurai ton nom de fleur
des heures durant,
j’évoquai l’hymne de ta Lumière,
nos liesses à Angers
sur la Maine
lorsque l’été troublait
les timides courtoisies de l’ombre.
Cependant, nul exorcisme
ne calma mes émois,
ma main droite s’égara longtemps
sur les fraises de mes tétons,
s’attarda sur mes membres,
puis j’introduisis deux doigts insensiblement
dedans mon pertuis d’amour
où ta langue s’agenouillait
à
chaque instant de la journée
parmi
les fougères de mon pubis,
je goûtai tout d’abord
l’océan de ta douceur,
ensuite, la poitrine arquée
vers le sommets du firmament,
je criai, me démenai, chevauchai
la pourpre de ma matrice,
je gravis à maintes reprises
les glaives du bonheur,
et rendis, fourbue
les
armes au matin.
Après ton retour,
je te confessai ma faute,
ma Douce,
mais tu sus absoudre mon péché,
et depuis lors,
nous vivons joyeuses
pour
des
siècles et des siècles !
Sophie Rivière
Un jour d’automne, t’en souviens-tu,
alors que jaunissaient
les feuilles de notre aulne
bordant notre maison,
tu me quittas
pendant une semaine
pour récupérer
quelque héritage.
Je me retrouvai seule et nue
le soir venu,
alors que des éclairs sillonnaient
à l’orient les linceuls des cieux.
En sueur et frémissante,
je murmurai ton nom de fleur
des heures durant,
j’évoquai l’hymne de ta Lumière,
nos liesses à Angers
sur la Maine
lorsque l’été troublait
les timides courtoisies de l’ombre.
Cependant, nul exorcisme
ne calma mes émois,
ma main droite s’égara longtemps
sur les fraises de mes tétons,
s’attarda sur mes membres,
puis j’introduisis deux doigts insensiblement
dedans mon pertuis d’amour
où ta langue s’agenouillait
à
chaque instant de la journée
parmi
les fougères de mon pubis,
je goûtai tout d’abord
l’océan de ta douceur,
ensuite, la poitrine arquée
vers le sommets du firmament,
je criai, me démenai, chevauchai
la pourpre de ma matrice,
je gravis à maintes reprises
les glaives du bonheur,
et rendis, fourbue
les
armes au matin.
Après ton retour,
je te confessai ma faute,
ma Douce,
mais tu sus absoudre mon péché,
et depuis lors,
nous vivons joyeuses
pour
des
siècles et des siècles !
Sophie Rivière
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