Willypoète
Maître Poète

Je frappe, je frappe comme un sourd
À en faire éclater mes doigts gourds,
Je tape les murs de béton décrépi
Pour passer ma rage sans répit.
Lutter contre moi fait de chair et de sang
Et les éléments minéraux tous puissant.
Je frappe, je frappe à ne plus tenir debout
Mes phalanges s’éclatent sur les murs
Et je me demande pourquoi après coup,
Mais rien n’est là pour m’arrêter avant le jour.
Violence incontrôlée contre ma personne
Crise de folie démoniaque qui me désarçonne.
Je frappe, je frappe à en pleurer des larmes de sang,
Je ne peux me contrôler tant que ça coule lentement.
Mais il faut que ça éclabousse sur les alentours
Je ne ressens ni douleur ni fatigue à ce concours.
C’est à celui qui tombe le premier qui est vaincu,
Et à ce jeu-là je suis très forte, j’ai toujours survécu.
Je frappe, je frappe comme cela à poing nu
C’est comme ça que dans na vie j’ai toujours vécu
Une lutte à mains nu, une règle, mano a mano,
Ce n’est pas ce que je fais de plus beau
Mais pourtant je sais me transformer en féline
Et avec tout ce qu’il y a de plus féminine.
La nuit je suis un fauve, mais le jour je suis la proie
Changement de décors et de tenus avec sang-froid.
Mais la louve n’est jamais très loin elle est en tension,
A fleur de peau sous un mince verni de civilisation
Les masques tombent autour d’elle et ça la happe
Et elle fait que ce qu’elle sait faire, elle frappe, elle frappe.
W.L.
22/10/2014
Mes textes sont protégés et déposés sur "dépôt numérique"