rivière
Maître Poète
Je déroulerai des tapis d’herbes et de rimes,
Quand tu viendras me voir, demain,
ma Douce, ma Maîtresse,
je déroulerai des tapis d’herbes et de rimes,
ma Douce, ma Maîtresse,
je déroulerai des tapis d’herbes et de rimes,
afin que tes escarpins ne soient pas abîmes
par les pierres du chemin,
tu te présenteras, harassée par ton voyage,
par les pierres du chemin,
tu te présenteras, harassée par ton voyage,
je te ferai entrer alors en ma borde, là où coule le Loir,
là où les bocages te soufflent lors de tes visites,
des mélopées de beauté,
là où les bocages te soufflent lors de tes visites,
des mélopées de beauté,
j’irai, tremblante et joyeuse à la fois,
à la fontaine te porter de l’eau fraîche,
et si tu désires te reposer quelques heures,
à la fontaine te porter de l’eau fraîche,
et si tu désires te reposer quelques heures,
je te céderai ma couche,
car rien n’est trop beau pour te satisfaire,
ô toi qui as fait de ma vie un poème.
car rien n’est trop beau pour te satisfaire,
ô toi qui as fait de ma vie un poème.
Dès ton arrivée en tout lieu, les paupières des roses reprennent vie,
tandis qu’éclosent à nouveau les reflets des ciels,
les oiseaux te louent dans les vaisseaux des arbres
tandis qu’éclosent à nouveau les reflets des ciels,
les oiseaux te louent dans les vaisseaux des arbres
je ne suis rien sans toi, depuis qu’au printemps un jour de mai,
prêtresse de Sapho, tu m’as fait découvrir languissement
le continent du Plaisir, et les mystères de la Chair,
prêtresse de Sapho, tu m’as fait découvrir languissement
le continent du Plaisir, et les mystères de la Chair,
dès lors, j’écris à ton apparition sur le balcon des chemins,
la royauté des feuilles, l’essaim des lys,
et les frissonnements de tes robes et de tes bas de soie,
la royauté des feuilles, l’essaim des lys,
et les frissonnements de tes robes et de tes bas de soie,
je psalmodie à toute heure la beauté de ta luxure,
l’hymne de tes seins plantureux et lourds, et l’hermine de ton pertuis,
l’océan du Plaisir nous envahit alors
l’hymne de tes seins plantureux et lourds, et l’hermine de ton pertuis,
l’océan du Plaisir nous envahit alors
et nos cris de volupté montent vers les solives des zéphyrs.
Aujourd’hui et demain, je serai ta Suzeraine, et tu m’obéiras,
je le veux ! et qu’importe si nous déplaisons,
Aujourd’hui et demain, je serai ta Suzeraine, et tu m’obéiras,
je le veux ! et qu’importe si nous déplaisons,
car rien n’est plus magnifique en ce monde
que la satisfaction de notre Jouissance,
et l’affirmation de notre Féminité !
que la satisfaction de notre Jouissance,
et l’affirmation de notre Féminité !
Sophie Rivière
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