rivière
Maître Poète
Je cueille des diadèmes de rosée
Les yeux tournés vers la splendeur du matin,
j’erre dans les bocages, et les bois du Maine,
parmi l’empire du soleil d’été, parmi le sénat des langueurs,
les sentiers et le dais des mousses connaissent
j’erre dans les bocages, et les bois du Maine,
parmi l’empire du soleil d’été, parmi le sénat des langueurs,
les sentiers et le dais des mousses connaissent
la scansion de mes escarpins, je m’arrête parfois,
et je cueille délicatement des diadèmes de rosée, des brassées
d’amarantes, et des lys que je t’offrirai à ton retour,
ô ma Sirène, mon Epousée.
et je cueille délicatement des diadèmes de rosée, des brassées
d’amarantes, et des lys que je t’offrirai à ton retour,
ô ma Sirène, mon Epousée.
Je t’attends chaque jour, tu es partie à l’étranger
pour une mission, et depuis lors je te pleure,
tu es ma Lumière, le feu de mon Désir,
je t’en prie, reviens,
pour une mission, et depuis lors je te pleure,
tu es ma Lumière, le feu de mon Désir,
je t’en prie, reviens,
je porte aujourd’hui la micro-robe de tulle noire
que tu m’as offerte l’hiver dernier,
alors que les glaces enserraient l’archipel des frondaisons,
poétesse de Sappho, j’écris sans cesse des odes érotiques
que tu m’as offerte l’hiver dernier,
alors que les glaces enserraient l’archipel des frondaisons,
poétesse de Sappho, j’écris sans cesse des odes érotiques
pour te magnifier, et psalmodier
les saphirs de nos Amours si belles.
Reviens, je t’en supplie, je t’implore, les jours, les semaines
passent, je reçois tes lettres enflammées,
les saphirs de nos Amours si belles.
Reviens, je t’en supplie, je t’implore, les jours, les semaines
passent, je reçois tes lettres enflammées,
cependant, je veux te prendre, et te posséder,
car il n’y a rien de plus magnifique
en l’Univers que le corps-à-corps de deux jeunes femmes
dessus la terre des clairières, dessus l’ivoire de notre couche.
car il n’y a rien de plus magnifique
en l’Univers que le corps-à-corps de deux jeunes femmes
dessus la terre des clairières, dessus l’ivoire de notre couche.
Mes bas de soie et mes porte-jarretelles illuminent
l’onde du Loir, et les étangs, mes seins pigeonnants et lourds,
inapaisés, libres de toute attache, et l’empire de ma Toison-pétales
attendent tes lèvres et tes doigts.
l’onde du Loir, et les étangs, mes seins pigeonnants et lourds,
inapaisés, libres de toute attache, et l’empire de ma Toison-pétales
attendent tes lèvres et tes doigts.
Reviens, je t’en conjure, les vaisseaux des oiselles,
et les biches savent la royauté de notre Passion,
écoute la mélopée de mon doux chant, ô ma bien-aimée,
à ton retour, je te conduirai face aux reflets de la lune,
et les biches savent la royauté de notre Passion,
écoute la mélopée de mon doux chant, ô ma bien-aimée,
à ton retour, je te conduirai face aux reflets de la lune,
face aux sonnets des frissons de clarté, sous un chêne,
j’ôterai le carcan de tes vêtements, je ferai de même,
je t’étendrai, sauvage, je t’asservirai des heures durant,
tu gémiras des élégies de liesse, et enfin, tu seras Mienne !
j’ôterai le carcan de tes vêtements, je ferai de même,
je t’étendrai, sauvage, je t’asservirai des heures durant,
tu gémiras des élégies de liesse, et enfin, tu seras Mienne !
Sophie Rivière
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