burst
Poète libéré
Je connais le mal et la douleur de voir partir la personne que l’on aime, Lorsque la peine me fait entendre un "je ne t'aime plus" Lorsque l'amour que l'on donne est banni, Lorsque que le silence est dans chaque esprits Je connais la douleur de garder l’espoir de voir la personne aimée revenir, Lorsque les jours passent, et que le temps ne s'efface Malgré les obstacles et les tourments Et prier toujours en gardant la foi Parce qu’on a pardonné à celui qui nous a meurtri, Parce qu’on ne pleure plus les souvenirs du passé, Je connais la difficulté à essayer de penser à celui qu’on aime au passé, Lorsqu’un cri est vain et muet, lorsqu’il retentit d’un ennui Lorsque je me sens nue sans sa romance au cœur de la nuit Lorsque les jours sont inutiles au rythme de son absence Je connais le mal de se voir détestée par la personne que l’on aime, Lorsque sa colère s'abat sur moi Lorsque je sais ne pas l'avoir méritée Lorsque je ne comprends pas où je me suis trompée Lorsque que la confiance que l'on offre est proscris. Je connais les maux douloureux d’une relation impossible avec un homme si peu prêt à s’investir, Je connais la douleur et la tristesse des imprévus, Lorsque que le mensonge devient sa vie Lorsqu’il emporte nos rêves, sur ces mots entendus Je connais le malheur de voir la personne que l’on affectionne nous ignorer Lorsque ses caresses d’amour étaient bonheur, Lorsque ses mots d’amour deviennent douleur, Lorsque les coups durs vous frôlent le cœur Je connais la dure attente, quand la distance persiste Je connais les heures si longues, à attendre si triste Fixée à la pendule, à boire des verres de désespoir... Fixant le téléphone, lorsque l’esprit s’abîme dans le noir Je connais l’avenir chimère auquel on s’accroche Lorsque l’avenir se meurt, le cœur se décroche Lorsque l’on se sent seule et abandonnée, Lorsque l’âme est lasse, le temps est superflu Lorsque les amants s’enlacent, ce temps que l’on a plus Je connais les regards d’or sous des regards si blanc Lorsque des mots tendres, deviennent soudain si durs Lorsque, entre toi et moi, on s'est construit un mur Lorsque le songe s’achève, sur un malentendu Je connais l’esprit en révolte, le cœur dans la tourmente Lorsque le doute à nouveau vient s’installer Lorsque je me pose des questions, Lorsque je me chante des chansons, Je connais les mots d’amour ensuite la lumière qui s’éteint Je connais les promesses que l’on ne tiens pas Les serments d'amour que l'on se dit tout bas Gravés à tout jamais au plus profond de soi Je connais les tours joués, quand vint les coups de ruse, Et celles bien tournées, les véritables excuses Lorsque l’on croit qu’il n’y a plus rien à espérer, Lorsque l’on pense qu’il ne sert plus a rien de rester, Je connais les larmes qu’on a laissé couler Lorsque la tempête se lève, et que tu te laisses aller Je connais la déchirure à la tombée de la nuit Lorsque les jeux sont interdits, on succombe à l’envie Je connais les longues nuits, quand règne la passion Lorsque pour un amour nous avons perdu la raison. Je connais les retrouvailles, un monde aphrodisiaque Mais je connais aussi quand tout devient démoniaque Je connais les cœurs blessés qui sont comme cette épave Je connais les coups de tonnerre, enfermée dans cette cave Je connais les éclairs qui annoncent la rupture Egarée à nouveau, un trop plein de blessures… Je connais la difficulté de continuer à vivre sans la personne aimée, Lorsque je ne sais plus lorsque je dois me taire Lorsque mes mots aussi pouvaient ne pas te plaire Lorsque mon chagrin ressemble à l'hiver Je connais les pleurs, les maux, la peur… Parce que je ne savais plus prendre les coups Et que pour survivre, je m'étais cloîtrée Lorsque la douleur m’a jetée à genoux Je connais la haine, la rancune que l’on peut avoir envers un être Lorsque le passé nous fait souffrir Lorsqu’il a tout détruit sur son passage Lorsqu’on a été illogique et pas sage Lorsque le cœur saignant, on appelle au secours ! Je connais la dureté que je peux avoir quand ma douleur est si grande Lorsqu’on cherche à cacher ce qu’on ressens tellement le mal est grand Je le fais aujourd'hui pour quelqu'un et il m’arrive de flancher Je repense au passé, et pourtant, ma haine et ma rancune ressurgissent … Je connais les matins silence et les nuits solitaires Lorsque l’on se retrouve célibataire Lorsque l’on retombe les deux pieds sur terre Lorsque l’on a égaré son bonheur Je connais les souvenirs qui noient les matins Quand la place est vide, le cœur reste coi D’une absence livide qui se remplit de froid Lorsque l’esprit s’enivre pour noyer le chagrin Mais je connais aussi la joie, le bonheur et l’excitation de rencontrer à nouveau d’autres personnes Lorsqu’on apprend à connaître le bonheur Lorsqu’on crie l’amour, lorsqu’on chante la joie Je connais le bonheur et la joie de se sentir à nouveau femme et désirée, Je connais la peur du premier rendez-vous, Au fur et à mesure que notre cœur réapprend à s’ouvrir aux autres. Aujourd'hui je connais et je reconnais Aujourd’hui je comprends parce que j’ai appris. Parce que c’est dans la douleur que l’on apprend.