rivière
Maître Poète
Je cisellerais ton visage et ton corps
Si un jour,
je suis traquée
par
la rage de mes ennemis,
je partirais
dans une île déserte
en laissant derrière moi
ma Vénérée et mes amies,
je cisellerais dans ma nouvelle patrie
son visage et son corps
sur les plages,
sur les rochers de granit,
et
pour ce faire,
j’emploierais la chair des silex
que je casserais
contre les ongles des sentes,
je libellerais son prénom
parmi
les versants des jachères,
je quêterais auprès de Dieu
la gangue de sa clarté
pour qu’il éclaire
le diamant de sa perfection,
à chaque marée,
les lucioles
éclaireraient
l’archet de sa Joliesse
le souvenir de ses courbes,
et je me signerais
à
tout moment
avec
la vasque de ton évocation,
ô Toi,
mon Aimée à la robe de corail !
Sophie 839
Si un jour,
je suis traquée
par
la rage de mes ennemis,
je partirais
dans une île déserte
en laissant derrière moi
ma Vénérée et mes amies,
je cisellerais dans ma nouvelle patrie
son visage et son corps
sur les plages,
sur les rochers de granit,
et
pour ce faire,
j’emploierais la chair des silex
que je casserais
contre les ongles des sentes,
je libellerais son prénom
parmi
les versants des jachères,
je quêterais auprès de Dieu
la gangue de sa clarté
pour qu’il éclaire
le diamant de sa perfection,
à chaque marée,
les lucioles
éclaireraient
l’archet de sa Joliesse
le souvenir de ses courbes,
et je me signerais
à
tout moment
avec
la vasque de ton évocation,
ô Toi,
mon Aimée à la robe de corail !
Sophie 839