rivière
Maître Poète
Je cherche ma Vénérée
Je marche songeuse,
à travers
les bocages et les cités,
sans prendre garde
aux
cils de beauté
qui hantent
les parois de lumière.
Les oiseaux ont arrêté leur course
au bord des ruisseaux,
et
déflorent
les masques du solstice d’été
quand
chante le houx
à la croisée des chemins,
les hameaux
glanent
le sang des sources,
déjà,
les jeunes filles promulguent
les préludes des feuilles
à
chaque tintement des ciels.
Je cherche
ma Vénérée
à
la livrée d’or et d’encens
parmi
la broderie des ifs et l’armure des haies,
je cherche
la rosée de son visage,
sa robe de soie
qui illumine
les mâts de tendresse
aux confins des horizons.
Les colombes l’ont vue boire hier
à
la fontaine des roseaux
sous les rameaux de nuit,
lorsque
retentissaient
les
cloches des chapelles.
Elle est partie un matin de février,
afin de gagner quelque argent
dans une ville si éloignée et si sordide
que l’accablement a gagné mon âme.
Depuis, grande est ma peine,
mes amies.
Je marche jour et nuit,
sans dormir,
mais
qu’importe la fatigue,
car je sais que je la reverrai bientôt et que
je hisserai à nouveau
le
blason de notre amour
à
la face du Monde !
Sophie Rivière
Je marche songeuse,
à travers
les bocages et les cités,
sans prendre garde
aux
cils de beauté
qui hantent
les parois de lumière.
Les oiseaux ont arrêté leur course
au bord des ruisseaux,
et
déflorent
les masques du solstice d’été
quand
chante le houx
à la croisée des chemins,
les hameaux
glanent
le sang des sources,
déjà,
les jeunes filles promulguent
les préludes des feuilles
à
chaque tintement des ciels.
Je cherche
ma Vénérée
à
la livrée d’or et d’encens
parmi
la broderie des ifs et l’armure des haies,
je cherche
la rosée de son visage,
sa robe de soie
qui illumine
les mâts de tendresse
aux confins des horizons.
Les colombes l’ont vue boire hier
à
la fontaine des roseaux
sous les rameaux de nuit,
lorsque
retentissaient
les
cloches des chapelles.
Elle est partie un matin de février,
afin de gagner quelque argent
dans une ville si éloignée et si sordide
que l’accablement a gagné mon âme.
Depuis, grande est ma peine,
mes amies.
Je marche jour et nuit,
sans dormir,
mais
qu’importe la fatigue,
car je sais que je la reverrai bientôt et que
je hisserai à nouveau
le
blason de notre amour
à
la face du Monde !
Sophie Rivière