vianna
Nouveau poète
Et elle guette, la sorcière,
Enfourchant son balai de suspicion
Pour mieux étendre son champ de vision
Et nourrir dans la déraison
Chacune de ses élucubrations.
Et elle guette, la sorcière,
Toujours sur le qui-vive, à l'affût,
Prête aux excès, aux abus,
Pour un geste qu'elle croit saugrenu,
Une phrase qui lui semble incongrue.
Et elle guette, la sorcière,
Disséquant avec ses ongles pointus
Le sens plein de sous-entendus
D'un sourire qu'elle croit dévolu
A un amant prétendu.
Et elle guette, la sorcière
Captant avec ses yeux aigus
Un regard vague, perdu
Qu'elle pense avoir vu
S'attarder sur un bel inconnu.
Et elle guette, la sorcière,
Hochant son menton crochu
Devant l'heure qu'elle trouve indue
Et cherchant la vérité toute nue
D'une tromperie impromptue.
Et elle guette, la sorcière,
Condamnant entre ses dents fendues
L'échancrure d'une tenue
Qu'elle juge comme une mise à nu
A tenter tous les individus.
Et elle guette, la sorcière,
Marmonnant des paroles décousues
Assurant qu'elle est très déçue
Qu'on ne comprenne pas l'étendue
De son amour sans retenue.
Ah, Jalousie! sorcière sournoise, vêtue
De mille oripeaux de maléfices
Mettant les sentiments au supplice
Guetteras-tu, sentiras-tu
Par ton grand nez camus
Le vent de la déconvenue
Quand l'heure sera enfin venue
Où tu seras vraiment...cocue
A force de l'avoir prétendu?
Enfourchant son balai de suspicion
Pour mieux étendre son champ de vision
Et nourrir dans la déraison
Chacune de ses élucubrations.
Et elle guette, la sorcière,
Toujours sur le qui-vive, à l'affût,
Prête aux excès, aux abus,
Pour un geste qu'elle croit saugrenu,
Une phrase qui lui semble incongrue.
Et elle guette, la sorcière,
Disséquant avec ses ongles pointus
Le sens plein de sous-entendus
D'un sourire qu'elle croit dévolu
A un amant prétendu.
Et elle guette, la sorcière
Captant avec ses yeux aigus
Un regard vague, perdu
Qu'elle pense avoir vu
S'attarder sur un bel inconnu.
Et elle guette, la sorcière,
Hochant son menton crochu
Devant l'heure qu'elle trouve indue
Et cherchant la vérité toute nue
D'une tromperie impromptue.
Et elle guette, la sorcière,
Condamnant entre ses dents fendues
L'échancrure d'une tenue
Qu'elle juge comme une mise à nu
A tenter tous les individus.
Et elle guette, la sorcière,
Marmonnant des paroles décousues
Assurant qu'elle est très déçue
Qu'on ne comprenne pas l'étendue
De son amour sans retenue.
Ah, Jalousie! sorcière sournoise, vêtue
De mille oripeaux de maléfices
Mettant les sentiments au supplice
Guetteras-tu, sentiras-tu
Par ton grand nez camus
Le vent de la déconvenue
Quand l'heure sera enfin venue
Où tu seras vraiment...cocue
A force de l'avoir prétendu?