rivière
Maître Poète
J’ai glané à l’aurore
J’ai glané à l’aurore
un brin d’azur
et des corbeilles de rêves
que j’ai remis à ma mie.
Je veux chasser les chagrins
qui endeuillent ses iris,
composer pour elle
des mantelets de perles de soleils,
et
lui offrir
une
chanson qui égayera son âme.
Ô mon Dieu,
donnez à mon Aimée,
ces vers
que j’ai semés sous sa croisée,
et qu’elle chante
de ses lèvres si douces
le motet d’un baiser
aux firmaments des splendeurs.
Faîtes qu’elle étreigne à nouveau
de ses bras menus
le
cadran de nos amours,
qu’elle sente monter
l’odeur des lilas
dans les bocages
qui entourent notre borde*.
Déjà, la paupière des saules s’incline
devant le pommeau des ombres
lorsque se balance la houle des épis
au gré du souffle.
Merci d’avoir répondu à mon attente,
Seigneur,
car
je la vois venir à ma rencontre,
avec,
au cœur, une aubade de joie
que je n’oublierai jamais de siffler
au gré de nos errances.
borde* : terme désignant en dialecte manceau une petite maison.
Sophie Rivière
J’ai glané à l’aurore
un brin d’azur
et des corbeilles de rêves
que j’ai remis à ma mie.
Je veux chasser les chagrins
qui endeuillent ses iris,
composer pour elle
des mantelets de perles de soleils,
et
lui offrir
une
chanson qui égayera son âme.
Ô mon Dieu,
donnez à mon Aimée,
ces vers
que j’ai semés sous sa croisée,
et qu’elle chante
de ses lèvres si douces
le motet d’un baiser
aux firmaments des splendeurs.
Faîtes qu’elle étreigne à nouveau
de ses bras menus
le
cadran de nos amours,
qu’elle sente monter
l’odeur des lilas
dans les bocages
qui entourent notre borde*.
Déjà, la paupière des saules s’incline
devant le pommeau des ombres
lorsque se balance la houle des épis
au gré du souffle.
Merci d’avoir répondu à mon attente,
Seigneur,
car
je la vois venir à ma rencontre,
avec,
au cœur, une aubade de joie
que je n’oublierai jamais de siffler
au gré de nos errances.
borde* : terme désignant en dialecte manceau une petite maison.
Sophie Rivière