rivière
Maître Poète
J’ai flâné en Sarthe des années durant
J’ai flâné en Sarthe des années durant,
mes amies,
parmi les sentes des sylves,
et l’orgue des champs,
je proclamais
des madrigaux de tendresse
aux
vergues des soleils,
parfois, quand mon ventre
criait famine,
je m’arrêtais
dans un bourg,
je déclamais
des vers,
pour obtenir quelque argent
et reprendre mon voyage
avec
pour seuls compagnons
la soie des rus,
et les friselis des nuages.
A l’approche de la nuit,
je couchais sous les ponts
ou près du Loir,
dans une clairière,
vêtue
d'une robe de bure,
d'
oripeaux de Lune,
et
des voyelles de pureté
pour
ma Muse,
à l’aube,
avant de reprendre la route,
je me désaltérais
à la ritournelle des sources,
et
je me nourrissais
de
racines.
Je gravais pour ma Muse
à la chevelure brune
la
mantille de sa joliesse,
et
la dentelle de sa perfection,
sur
le registre des cimes,
J’ai arrêté
voilà peu mon périple,
mes amies,
et je demeure maintenant
dans
la chaumière de mon adorée
au
regard de lumière,
je lui lirai désormais à chaque seconde
que Dieu m’accordera,
l’aubade de mon cœur
qui ne bat que pour Elle,
demain,
le
calice de nos lèvres
se rejoindra
quand
nous nous épouserons
aux répons
des cloches de l’église de Vaas,
avec comme témoins,
les Femmes,
et le chuchotis du vent
sur les grèves du Loir !
Sophie 839
J’ai flâné en Sarthe des années durant,
mes amies,
parmi les sentes des sylves,
et l’orgue des champs,
je proclamais
des madrigaux de tendresse
aux
vergues des soleils,
parfois, quand mon ventre
criait famine,
je m’arrêtais
dans un bourg,
je déclamais
des vers,
pour obtenir quelque argent
et reprendre mon voyage
avec
pour seuls compagnons
la soie des rus,
et les friselis des nuages.
A l’approche de la nuit,
je couchais sous les ponts
ou près du Loir,
dans une clairière,
vêtue
d'une robe de bure,
d'
oripeaux de Lune,
et
des voyelles de pureté
pour
ma Muse,
à l’aube,
avant de reprendre la route,
je me désaltérais
à la ritournelle des sources,
et
je me nourrissais
de
racines.
Je gravais pour ma Muse
à la chevelure brune
la
mantille de sa joliesse,
et
la dentelle de sa perfection,
sur
le registre des cimes,
J’ai arrêté
voilà peu mon périple,
mes amies,
et je demeure maintenant
dans
la chaumière de mon adorée
au
regard de lumière,
je lui lirai désormais à chaque seconde
que Dieu m’accordera,
l’aubade de mon cœur
qui ne bat que pour Elle,
demain,
le
calice de nos lèvres
se rejoindra
quand
nous nous épouserons
aux répons
des cloches de l’église de Vaas,
avec comme témoins,
les Femmes,
et le chuchotis du vent
sur les grèves du Loir !
Sophie 839
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