rivière
Maître Poète
J’ai bu dans la coupe de tes lèvres
A l’aube,
parmi notre couche
ravagée par notre Passion,
tes cils fardés de khôl
ont chanté
la robe de ma nudité.
J’ai bu
dans
la coupe de tes lèvres
des tercets de douceur,
ô
ma Fée de langueur,
au loin,
luisait
le tapis de soie de la prée,
puis tout à heure,
j’ai abaissé mes paupières,
lorsque
tes caresses furtives
ont cueilli de nouveau
le lys de mes seins,
ont lampé
mon bouton d’amour
des heures durant,
alanguie,
je t’ai demandé grâce,
mais
tu as continué ton œuvre,
ô ma Muse
au col de cygne,
et à la chevelure d’ébène,
tes paumes m’ont divulgué
l’encensoir de Grâce
quand
ta main m’a pénétrée
jusqu’à la garde,
tu as recommencé maintes fois
tes manœuvres si délectables,
j’ai hoqueté, hurlé de plaisir,
soudain,
tu as arrêté longtemps
ton exploration si câline,
et
tu m’as souri,
démoniaque,
je t’ai supplié
d’orner
mon jardin de clarté,
et de nouveau
ta dextre a enchanté
mon livre de vie,
ma chair a frémi,
s’est tordue de liesse,
j’ai proclamé
des bans de Jouissance,
ô ma Maîtresse,
et, appuyée sur mes talons,
mes mamelons pointés
vers le ciel,
vers les voiles d’or de ton regard,
je t’ai offert
en mes mains,
en signe d’adoration
le ciboire de ma cyprine
que tu as bue,
plaquée contre moi,
languide,
cuisses contre cuisses,
entre mes bras.
Sophie Rivière
A l’aube,
parmi notre couche
ravagée par notre Passion,
tes cils fardés de khôl
ont chanté
la robe de ma nudité.
J’ai bu
dans
la coupe de tes lèvres
des tercets de douceur,
ô
ma Fée de langueur,
au loin,
luisait
le tapis de soie de la prée,
puis tout à heure,
j’ai abaissé mes paupières,
lorsque
tes caresses furtives
ont cueilli de nouveau
le lys de mes seins,
ont lampé
mon bouton d’amour
des heures durant,
alanguie,
je t’ai demandé grâce,
mais
tu as continué ton œuvre,
ô ma Muse
au col de cygne,
et à la chevelure d’ébène,
tes paumes m’ont divulgué
l’encensoir de Grâce
quand
ta main m’a pénétrée
jusqu’à la garde,
tu as recommencé maintes fois
tes manœuvres si délectables,
j’ai hoqueté, hurlé de plaisir,
soudain,
tu as arrêté longtemps
ton exploration si câline,
et
tu m’as souri,
démoniaque,
je t’ai supplié
d’orner
mon jardin de clarté,
et de nouveau
ta dextre a enchanté
mon livre de vie,
ma chair a frémi,
s’est tordue de liesse,
j’ai proclamé
des bans de Jouissance,
ô ma Maîtresse,
et, appuyée sur mes talons,
mes mamelons pointés
vers le ciel,
vers les voiles d’or de ton regard,
je t’ai offert
en mes mains,
en signe d’adoration
le ciboire de ma cyprine
que tu as bue,
plaquée contre moi,
languide,
cuisses contre cuisses,
entre mes bras.
Sophie Rivière
Dernière édition: