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Jacques-Yves Cousteau revisité (1910-1997)

Filiatus

Maître Poète
Lunettes cerclées, pipe aux lèvres
Bonnet rouge sur son front haut
Le "Commandant" scrute avec fièvre
Les bulles sous la Calypso

Il aide un plongeur qui remonte
Par paliers du fond de l'enfer.
Permettez, que je vous raconte
L'histoire d'un vieux loup de mer

Ce vieux marin, c'est Jacques-Yves
Qui a été enfant un jour
Et que les historiens écrivent
"J. Y. C.", pour faire court

Cousteau naît en mil neuf cent-dix
En périphérie de Bordeaux
Il est le deuxième fils
D'un grand avocat au barreau

Sa mère a une pharmacie
Où souvent les deux gosses vaquent
Cette fois-ci, je suis précis
C'est à Saint-André-de-Cubzac

La famille émigre à Marseille
Après un bref séjour aux "States"
Là, le jeune Cousteau s'essaye
À l'apnée dans le Cap Croisette

Après ses études primaires
Comme moussaillon, il embarque
Pour un voyage en haute-mer
Sur le croiseur la Jeanne-d'Arc

Il devient officier mais, vite
Plus que ses galons de satin
Une forte passion l'habite
Celle du monde sous-marin

Il veut y consacrer sa vie
Or, trouvant l'amour en chemin
Il va la consacrer aussi
À celle dont il veut la main

Avec deux amis fanatiques
Eux aussi de cet univers
Ils forment une belle clique
Qu'on surnomme "Les Mousquemers"

La guerre, hélas, vient mettre un terme
À cette joyeuse équipée
L'étau allemand se referme
Sur les Français préoccupés

Cousteau est basé à Marseille
En tant qu'officier-canonnier
Et de son bateau, il surveille
L'armée déchaînée du "Duce"

Puis, mis en "congé d'armistice"
Il part, la caméra au poing
Filmer épaves et abysses
À bord d'un récent sous-marin

Après la guerre, Cousteau glane
Diplômes et décorations
Grand prix au festival de Cannes
Et dans l'armée, nouveaux galons

À quarante ans, le milliardaire
Loël Guiness, lui fait cadeau
D'un bateau extraordinaire
Qui s'appelle "La Calypso"

Cousteau s'en va courir le globe
Avec des hommes d'expérience
Pour assurer le nouveau job
Filmer le "Monde du silence"

En mil neuf cent cinquante-six
Il revient avec des trésors
Et décroche tout près de Nice
La très convoitée Palme d'Or

Une année plus tard, il dirige
Un musée sur la Riviera
Et à près de cinquante piges
L'Amérique lui tend les bras

Oui mais la grande bleue lui manque
Lors, foin des honneurs éphémères
C'est au grand large des Calanques
Qu'il crée "la Maison sous la mer"

En souvenir des "volontaires"
Du bagne qui, en mer, plongeaient
Pour un salaire de misère
D'un rouge bonnet, il se vêt

Confiné dans son bathyscaphe
Cousteau étudie un parcours
Les yeux rivés au sismographe
Pour qu'un gazoduc voit le jour

De cet exploit subaquatique
Le pipeline Alger-Marseille
Il en fait un film historique
Titré "Le Monde sans soleil"

Dans les années soixante-dix
Le Commandant perd tour à tour
Un ami et son propre fils
Sans pouvoir leur porter secours

Profondément triste, il appelle
Près de lui, pour le seconder
Son deuxième fils, Jean-Michel
Qui vient sans se faire prier

En quatre-vingt, toujours en forme
Avec ses amis d'Amérique
Il propose un projet hors-norme
Construire un "Parc océanique"

Une sorte de Disneyland
Avant l'heure, excusez du peu
Oui mais les relations se tendent
Et l'idée est jetée au feu

S'ensuivent mille récompenses
Décernées par tous les pays
Aux U.S.A., bien sûr, en France
Jusqu'au sein des Nations-Unies

Les autorités new-yorkaises
Avec déférence l'accueillent
Et à l'Académie française
Il est élu dans un fauteuil

Fin mil neuf cent quatre-vingt-dix
La femme du Commandant meurt
Lors, Francine et Cousteau s'unissent
Six mois après ce grand malheur

C'est que Francine est sa maîtresse
Et déjà deux enfants, ils ont
Par cet acte, ils les reconnaissent
Et Cousteau leur donne son nom

À partir de cette période
Les relations avec son fils
Jean-Michel, peu à peu, s'érodent
Et à jamais s'anéantissent

Car, quand le Vieux part pour Neptune
À quatre-vingt-six ans passés
Il lègue héritage et fortune
À une société privée
 

Pièces jointes

  • Jacques-Yves Cousteau.jpg
    Jacques-Yves Cousteau.jpg
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il est long ton poème et tombe dans les abyssales d'une vie bien remplie,
est ce un oubli ou mon erreur est grande, je le croyais le leader du mouvement des bonnets rouges;) hihihi

petite remarque sur ce vers
"Et est le deuxième fils" "et" et "est" pas très harmonieux je trouve, "il est" tout simplement serai peut être mieux,
sinon bien conté
 
il est long ton poème et tombe dans les abyssales d'une vie bien remplie,
est ce un oubli ou mon erreur est grande, je le croyais le leader du mouvement des bonnets rouges;) hihihi

petite remarque sur ce vers
"Et est le deuxième fils" "et" et "est" pas très harmonieux je trouve, "il est" tout simplement serai peut être mieux,
sinon bien conté
Tout à fait d'accord avec toi Zuc. J'ai rectifié. Merci.
 
ça c'est de la belle biograsie (biographie et poésie)mot valise que je viens d'inventer !
très réussie mais il y a une strophe en double :
Après la guerre, Cousteau glane
Diplômes et décorations
Grand prix au festival de Cannes
Et dans l'armée, nouveaux galons
 
J'aimais le suivre à la télévision,
je crois que c'était le dimanche!

Bonne idée de nous offrir sa vie
et quelle belle passion!

Merci à toi, amitiés, Poly
 
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