lecoeurentretesmains
Maître Poète
J'accuse, un innocent
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les jurés,
En ce jour, maudit des cieux, en ces lieux, bénis d’orgueil,
J’accuse ! Cet homme ici présent, d’avoir semé l’écueil
Qui a fait de moi femme amoureuse, je peux le jurer.
Bien que douloureuse, cette histoire, je vais vous la conter
Et vous jugerez par vous-même du degré de préjudice,
Que m’ont infligé, son doux regard privé de malice,
Sa voix aux notes velours, embaumée de vérité.
Les faits, se sont déroulés, dans un temps appartenant
À une réalité d’apparence virtuelle,
Où le prévenu guettait une proie éventuelle,
En tissant pour l’attraper, des vers aux parfums d’antan
Friande d’odes, poésies louant chagrins et tourments,
J’ai fini par m’emmêler dans les filets de ses mots,
En lisant ses lignes droites qui en moi faisaient écho.
Voyez ! Honorable assistance, son étonnement ?
Il se croit innocent, dépourvu il est de conscience,
Alors qu’il avait sous doute prémédité les messages
Imprégnés de charmes, qu’il envoyait soi-disant en gage,
D’amitié ! Mais ce n’était que de l’abus de confiance,
Ses intentions envers ma personne étaient autres,
Il voulait voler le cœur, qui lui revenait de droit,
Dérober les sentiments qu’il avait fait naitre en moi
Et maintenant éprise de lui, à ses pieds je me vautre,
De sa peau de ses lèvres, il a créé une dépendance,
Depuis je supplie ce dealer d’amour de me vendre
Par toute petite dose, un peu de chair tendre,
Que j’hume dans mes songes la nuit, lors de mon errance.
Voilà à quoi j’en suis réduite à cause de ce malfrat,
Pourtant, il savait le poids des distances qui séparent
Nos pas meurtris, de ne jamais fouler la même gare
De ne s’aimer qu’à travers un miroir de mille éclats,
Donc, j’accuse cet homme et tous ceux qui nous éloignent
Qui nous condamnent à la souffrance à perpétuité
D’abus de pouvoir, ne donnant pas la même équité,
À une passion dont les frontières ne se rejoignent.
Aujourd'hui, qu’importe le verdict, l’issue du procès
Je veux vous faire part de l’absence d’amertume
Dans mes accusations et que cet amour je l’assume,
Je sais que sur mon âme, ne plane aucun regret.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les jurés,
En ce jour, maudit des cieux, en ces lieux, bénis d’orgueil,
J’accuse ! Cet homme ici présent, d’avoir semé l’écueil
Qui a fait de moi femme amoureuse, je peux le jurer.
Bien que douloureuse, cette histoire, je vais vous la conter
Et vous jugerez par vous-même du degré de préjudice,
Que m’ont infligé, son doux regard privé de malice,
Sa voix aux notes velours, embaumée de vérité.
Les faits, se sont déroulés, dans un temps appartenant
À une réalité d’apparence virtuelle,
Où le prévenu guettait une proie éventuelle,
En tissant pour l’attraper, des vers aux parfums d’antan
Friande d’odes, poésies louant chagrins et tourments,
J’ai fini par m’emmêler dans les filets de ses mots,
En lisant ses lignes droites qui en moi faisaient écho.
Voyez ! Honorable assistance, son étonnement ?
Il se croit innocent, dépourvu il est de conscience,
Alors qu’il avait sous doute prémédité les messages
Imprégnés de charmes, qu’il envoyait soi-disant en gage,
D’amitié ! Mais ce n’était que de l’abus de confiance,
Ses intentions envers ma personne étaient autres,
Il voulait voler le cœur, qui lui revenait de droit,
Dérober les sentiments qu’il avait fait naitre en moi
Et maintenant éprise de lui, à ses pieds je me vautre,
De sa peau de ses lèvres, il a créé une dépendance,
Depuis je supplie ce dealer d’amour de me vendre
Par toute petite dose, un peu de chair tendre,
Que j’hume dans mes songes la nuit, lors de mon errance.
Voilà à quoi j’en suis réduite à cause de ce malfrat,
Pourtant, il savait le poids des distances qui séparent
Nos pas meurtris, de ne jamais fouler la même gare
De ne s’aimer qu’à travers un miroir de mille éclats,
Donc, j’accuse cet homme et tous ceux qui nous éloignent
Qui nous condamnent à la souffrance à perpétuité
D’abus de pouvoir, ne donnant pas la même équité,
À une passion dont les frontières ne se rejoignent.
Aujourd'hui, qu’importe le verdict, l’issue du procès
Je veux vous faire part de l’absence d’amertume
Dans mes accusations et que cet amour je l’assume,
Je sais que sur mon âme, ne plane aucun regret.