Boutissan
Nouveau poète
A l'ombre blanc de ton sourire, J'ai vécu la vie avant de mourir. Seul, devant la tristesse de ton image, L'homme n'est qu'un morne souvenir Ecrit sur la pauvre blancheur de tes pages. Je ne vois que de misères sur tes murs, Les plus noirs dans la lumière de tes yeux. Souvent le cœur pense à ton charme timide, A tes lèvres sucrées, à ton visage mystérieux, J’ai écrit mes vers par tes mots humides. Quelle mélancolie dans le silence de ton miroir ! Indifféremment, l’amour boit son café noir, Entendant l’ancienne chanson de tes larmes, Oh !Mon cœur s’affronte à la mort sans armes. Le matin est parti vers son exil, Marchant sur le sable de ton corps sans traces. L’amour saoul cris dans les rues de ta ville, Et mon cœur agonise d’une voix basse. Mon embrun fume une cigarette de chagrin, Car mes rimes refusent de danser dans tes mains. Tu as quitté ton parfum solennel dans ma chambre, Seul avec la vieillesse de mon ombre. J’écris pour charmer la présence de ton absence, Pour exiler l’amour dans un vers sans sens. J’écris pour ton espoir désespéré, Pour mon cœur dans tes yeux qui est enterré. Ma plume est née pour colorer tes lèvres, Par le sens de la poésie qui m’oblige de vivre.