rivière
Maître Poète
J’épelle le rosaire de ta Grâce
Quand tombe la nuit,
j’attends, fiévreuse,
la scansion de tes escarpins
dedans notre borde,
j’attends
l’hymne de ta chair
dès que déclinent
les strophes d’or du jour,
toi mon Epousée
toi ma Suprême,
qui as fait de ma vie
un poème.
Je te guette
des heures durant,
je prépare,
la langueur de nos impudeurs.
A ton arrivée,
je te mène en la chambre de notre gynécée,
j’effeuille lentement
chacun de tes vêtements,
je saisis ton sac à main
tes chaussures, ta robe de lin,
tes dessous,
et la moire de tes bas
qui brillent
sous
les flambeaux de notre chambre,
je les pose à terre,
puis,
revêtue
de
la sève de ma peau,
je te guide
dessus notre couche
vers la
chapelle de nos orgues de liesse,
je t’allonge,
ma dextre
et ma langue
te récitent des versets de lumière,
j’épelle
le rosaire de ta Grâce,
jusqu’aux voiles de l’aurore,
jusqu’à ce que s’exhalent
les roses de ta Victoire
jusqu’aux
prochains ressacs
de notre infinie tendresse !
Sophie Rivière
Quand tombe la nuit,
j’attends, fiévreuse,
la scansion de tes escarpins
dedans notre borde,
j’attends
l’hymne de ta chair
dès que déclinent
les strophes d’or du jour,
toi mon Epousée
toi ma Suprême,
qui as fait de ma vie
un poème.
Je te guette
des heures durant,
je prépare,
la langueur de nos impudeurs.
A ton arrivée,
je te mène en la chambre de notre gynécée,
j’effeuille lentement
chacun de tes vêtements,
je saisis ton sac à main
tes chaussures, ta robe de lin,
tes dessous,
et la moire de tes bas
qui brillent
sous
les flambeaux de notre chambre,
je les pose à terre,
puis,
revêtue
de
la sève de ma peau,
je te guide
dessus notre couche
vers la
chapelle de nos orgues de liesse,
je t’allonge,
ma dextre
et ma langue
te récitent des versets de lumière,
j’épelle
le rosaire de ta Grâce,
jusqu’aux voiles de l’aurore,
jusqu’à ce que s’exhalent
les roses de ta Victoire
jusqu’aux
prochains ressacs
de notre infinie tendresse !
Sophie Rivière