Amron39
Nouveau poète
Tout ressemble tellement à hier... Ces petites avancées, ces marches arrières...
Ces foutus espoirs censés nous rassembler, ces phrases toutes faites pour nous rassurer. Je vis dans un monde d'amour virtuel, transpercé parfois par une lumière. Est-ce réel ? Tous ces mots pour se réveiller, se dire que demain sera meilleur. Ces cœurs paralysés, ces gens qui pensent devenir meilleurs. Tout ici nous sépare, toi et moi, entre la démesure et la joie, tout dans ces foutus quartiers nous sert de remparts. Les livres m'ont promis la plume, la ville m'a vendu la brume, que reste-t-il, ici-bas entre le désert et l'amertume ?
Ces soleils glacés, ces jours sans fin, cet abandon de poésie, cette civilisation en déclin. C'est ça notre vie, des promesses de tout, des preuves de rien. Laisse-moi écrire ce qui ne sera pas vécu, laisse-moi rêver de ces inconnues. Ces rencontres, je les connais, heureuses sur tous ces bancs, imaginaires jusqu'à la dernière goutte de sang.
Laisse moi t'imaginer, te remarquer, te dessiner, t'aider, te supplier, te manquer, accorde à mes rêves le soin d'exister. Mais tu es comme le paysage que je vois défiler bien trop souvent dans ces bus et ces trains, tu n'es qu'une image temporaire, un sombre goût d'amour triste et amer, laissé dans les souvenirs lointains. Tout ressemble tellement à hier... Le temps s'écoule t-il vraiment lorsque à l'intérieur on est mort ? Le trajet qu'il nous reste à parcourir est-il vraiment celui que l'on croît ? Je ne sais rien de l'avenir, juste qu'il m'est incertain, comme ton existence. J'écris pour nous, mais aussi pour toutes les âmes qui ont trop espérer, pour tous les cœurs que l'on a oublié. Pour le pauvre vieux qui voit sa vie défiler, pour la jeune aimante qui doit encore tout créer. J'écris pour la vie elle-même, pour la poésie qui la sépare de la mort. Je saigne ma plume pour celui et celle qui connaissent la bohème, pour cet enfant qui dort encore...
Ces foutus espoirs censés nous rassembler, ces phrases toutes faites pour nous rassurer. Je vis dans un monde d'amour virtuel, transpercé parfois par une lumière. Est-ce réel ? Tous ces mots pour se réveiller, se dire que demain sera meilleur. Ces cœurs paralysés, ces gens qui pensent devenir meilleurs. Tout ici nous sépare, toi et moi, entre la démesure et la joie, tout dans ces foutus quartiers nous sert de remparts. Les livres m'ont promis la plume, la ville m'a vendu la brume, que reste-t-il, ici-bas entre le désert et l'amertume ?
Ces soleils glacés, ces jours sans fin, cet abandon de poésie, cette civilisation en déclin. C'est ça notre vie, des promesses de tout, des preuves de rien. Laisse-moi écrire ce qui ne sera pas vécu, laisse-moi rêver de ces inconnues. Ces rencontres, je les connais, heureuses sur tous ces bancs, imaginaires jusqu'à la dernière goutte de sang.
Laisse moi t'imaginer, te remarquer, te dessiner, t'aider, te supplier, te manquer, accorde à mes rêves le soin d'exister. Mais tu es comme le paysage que je vois défiler bien trop souvent dans ces bus et ces trains, tu n'es qu'une image temporaire, un sombre goût d'amour triste et amer, laissé dans les souvenirs lointains. Tout ressemble tellement à hier... Le temps s'écoule t-il vraiment lorsque à l'intérieur on est mort ? Le trajet qu'il nous reste à parcourir est-il vraiment celui que l'on croît ? Je ne sais rien de l'avenir, juste qu'il m'est incertain, comme ton existence. J'écris pour nous, mais aussi pour toutes les âmes qui ont trop espérer, pour tous les cœurs que l'on a oublié. Pour le pauvre vieux qui voit sa vie défiler, pour la jeune aimante qui doit encore tout créer. J'écris pour la vie elle-même, pour la poésie qui la sépare de la mort. Je saigne ma plume pour celui et celle qui connaissent la bohème, pour cet enfant qui dort encore...