rivière
Maître Poète
J’écris le vin du bonheur
Ma tunique courte de lin exhale l’odeur des jasmins,
et des lys que je cueille pour toi parmi les bocages, et
les sentes du Maine, je chemine, sac en bandoulière, adossée
aux beffrois des clartés, et aux paupières des roses,
et des lys que je cueille pour toi parmi les bocages, et
les sentes du Maine, je chemine, sac en bandoulière, adossée
aux beffrois des clartés, et aux paupières des roses,
les ciels d’azur règnent en ce jour d’été,
la nature me porte vers les lueurs, et
j’écris le vin du bonheur, car je t’ai enfin trouvée,
ô ma Sirène, mon amante, moi qui
la nature me porte vers les lueurs, et
j’écris le vin du bonheur, car je t’ai enfin trouvée,
ô ma Sirène, mon amante, moi qui
n’étais auparavant qu’une humble paysanne.
J’allais seule dans les champs pour semer,
et récolter de quoi subsister, quand tu m’es apparue
en décembre dernier, vêtue d’un épais manteau,
J’allais seule dans les champs pour semer,
et récolter de quoi subsister, quand tu m’es apparue
en décembre dernier, vêtue d’un épais manteau,
tu avais perdu ton chemin, et tu errais, affamée,
bouleversée par l’émoi de ta magnificence, et ta beauté,
je t’emmenai en ma borde, nous mangeâmes,
tu déposas sur mon front et mes lèvres l’aile d’un baiser,
bouleversée par l’émoi de ta magnificence, et ta beauté,
je t’emmenai en ma borde, nous mangeâmes,
tu déposas sur mon front et mes lèvres l’aile d’un baiser,
soudain, devenue farouche, tu me conduisis sans mot dire,
en ma chambre, je me laissai faire, éblouie par les algues
de ta longue chevelure d’ébène,
et la double amphore de tes hanches,
en ma chambre, je me laissai faire, éblouie par les algues
de ta longue chevelure d’ébène,
et la double amphore de tes hanches,
tu ôtas délicatement ma micro-robe de tulle noire,
mes escarpins, ma culotte de dentelles, tu fis de même,
tu câlinas lentement mes jambes gainées de soie,
puis tu m’étendis sur l’ivoire de ma couche,
mes escarpins, ma culotte de dentelles, tu fis de même,
tu câlinas lentement mes jambes gainées de soie,
puis tu m’étendis sur l’ivoire de ma couche,
tu me caracolas des heures durant, je connus les plaines célestes
de la Luxure, et je devins ta poétesse et ta féale,
ô ma Vénérée. Depuis lors, nous vivons ensemble,
et il ne se passe pas d’instant
de la Luxure, et je devins ta poétesse et ta féale,
ô ma Vénérée. Depuis lors, nous vivons ensemble,
et il ne se passe pas d’instant
sans que tu honores les donjons de mes seins lourds,
et la Fourrure de ma Toison-corolle
qui scintillent sous mon habit transparent, je ne porte plus de
soutien-gorge et de culotte, brusquement,
et la Fourrure de ma Toison-corolle
qui scintillent sous mon habit transparent, je ne porte plus de
soutien-gorge et de culotte, brusquement,
j’ai envie de toi, je veux te posséder, te tenir entre mes bras frêles,
et te conduire jusqu’au continent de la Jouissance.
A mon arrivée, je te rejoindrai, et tu deviendras ma Vassale
pour l’éternité, ô ma Dame d’encens !
et te conduire jusqu’au continent de la Jouissance.
A mon arrivée, je te rejoindrai, et tu deviendras ma Vassale
pour l’éternité, ô ma Dame d’encens !
Sophie Rivière