totora
Nouveau poète
"Après tout depuis tout ce temps, nous avons grandis non ? On à grandis ouais... On à tant marchés, et nos pieds tout niqués des sentiers empruntés, on en à vu du paysage ! Des rigoles sur les joues, sous le menton, des traces de poussière sur le visage, les genoux, et la peau des lèvres sèche d'avoir tant parler dans le vide, à Dieu, où pour simplement se rappeler. Après tout, on en à fait du chemin non ? On à grandis, découvert des choses et des gens, eu des désillusions - qu'elles étaient dures ces putains de désillusions... - On à aussi observer des gestes, des gens qui s'embrassaient, des gens qui se battaient, des gens roués de coups, des gens drogués, des gens bourrés, des gens cons, et des gens sage, après tout, ouais, on à vu tout ça, pas grand chose de la vie, mais bien assez pour nous ! Alors que dirais tu si nous laissions tout tomber maintenant ? Si on se pointait la plume sur la tempe, et que l'on laissait l'imagination nous tuer, belle mort tu ne trouves pas ? Enfin je pense que tu t'en tapes, comme de tout ce que je racontes, comme vraiment tout, et tu sais comment je le sais ? Parce que tu n'est qu'un regard anonyme, et que tu ne me connais pas, et que tu ne me connaîtras jamais, car je ne me laisserais jamais assez ouvert à toi, alors que peuvent bien te faire des oraisons mélancoliques ? Ce que l'on es con quand on à 17 ans, quand les mots sonnent trop creux sur les feuilles alors on les tagues sur les murs ! Quand les larmes sont trop acides pour pouvoir les pleurer, alors on les ravales. On à grandis depuis tout ce temps Solitude, enfin moi j'ai grandis, tout les gens que j'ai rencontrés depuis ma naissance aussi, mais eux je m'en tape, ils ne sont pas moi, et aucun de tout ceux là ne restent dans ma tête assez longtemps pour que mon écrit soit imprégnés de leurs prénoms, alors je crée des personnages, tous aussi insipides les uns que les autres, avec les mêmes façons de penser, la drogue, la perte de la réalité, l'indécision, la dépression, et des regrets. C'est important les regrets tu sais ? Moi je regrettent de n'avoir rien fait pour me sauver, de n'avoir rien fait depuis quoi ? Trois ans ? Non Trois ans et demi maintenant... Il faut bien que les journées avancent, même que les souvenirs perdurent ! Ouais j'ai une bonne mémoire pour ce que je souhaite me rappeler, alors je m'en rappel, je me rappel de la façon dont j'ai sombrer, de mon comportement qui change, de mes nerfs qui ne tiennent plus, des larmes qui coulent, de l'enfermement aussi... Cette auto-isolation de l'univers entier, et les mots comme seuls remèdes, mots que j'avais petit à petit délaisser pour la réalité. Mais dans ma perdition, je suis revenu palper mon imagination, j'ai avancer à tâtons avant de comprendre ce que je voulais écrire, le glauque, ou le romantique, l'inconscient, ou l'indicible, tant de choses que je n'ai jamais su décrire correctement, alors je pianote, et je laisse l'acide dans mon cœur me ronger. Tu sais Solitude, je me vois changer chaque jours, je me vois ne plus répondre aux questions, aux messages, aux e-mail, aux appels, par simple impulsion, par simple désirs de silence, par simple bêtise, je me vois écrire à des gens du passé, des gens à qui je ne voulais, je ne voudrais plus jamais reparlé, mais à ces gens, parce qu'au fond ils ont été moi, parce qu'au fond, ils me tiennent à cœur ces petits êtres. Parce qu'ils n'ont rien à dire, et que moi non plus, mais qu'est ce que ça y change ? De toute manière on se ment, tous, alors oui ça va merci. J'en viens presque à me supporter mieux ainsi... Presque à aimer cette isolation finale."