Filiatus
Maître Poète
Il est des femmes d'exception
Chez nos très gracieuses reines
Telle Yolande d'Aragon
Ou bien Aliénor d'Aquitaine
Nos reines de nobles familles
D'Autriche ou bien de Médicis
Telle encor Blanche de Castille
Dont Saint-Louis fut le noble fils
Mais il en est une au contraire
Qui à son pays fit grand tort
L'affreuse Isabeau de Bavière
Dont les Français souffrent encore
Isabeau est fille d'Étienne
Duc de Bavière teutonique
Et sa mère, noble italienne
Lui donne naissance à Munich
Isabeau est une princesse
Qui s'ennuie dans sa tour d'ivoire
Pas grand chose ne l'intéresse
Sauf les romantiques histoires
Un vieil ami de la famille
Le duc de Bourgogne, Philippe
Pour distraire la jeune fille
Lui présente le galant-type
C'est le fiston du roi de France
Un peu romantique, un peu fou
Qu'en sa crise d'adolescence
Elle veut prendre pour époux
À quatorze ans et des poussières
Elle se marie à Amiens
Et avec l'accent de Bavière
Elle dit "ya" à son conjoint
Son mari est trop jeune encore
Pour diriger son grand pays
La France est gouvernée alors
Par Philippe III le Hardi
Comme le fol duc de Bourgogne
Est allié avec les Anglais
Alors Isabeau sans vergogne
Pille le trésor des Français
Elle amasse tant de richesses
Et ses proches sont tant dotés
Que les princes et les princesses
Font pâle figure à côté
À la Cour peu de gens lui parlent
Car elle parle bavarois
À part le très timide Charles
Mais ce n'est pas un bavard roi
Si sa raison est vagabonde
Au lit le roi est un amour
Car elle a déjà mis au monde
Neuf enfants, plus un en cours
Mais le petit dernier à naître
D'après les langues de serpents
Serait le fruit du sombre traître
Monseigneur le duc d'Orléans
Lors, les Bourguignons l'assassinent
Aussi, un Armagnac, en rogne
D'un coup d'épée dans la poitrine
Tue le fils du duc de Bourgogne
Les Anglais furieux se déchaînent
Et plus cinglé devient le roi
Et plus traître se fait la reine
En signant le traité de Troyes
Bientôt, de Lorraine, débarque
Une bergère empanachée
La très croyante Jeanne d'Arc
Qui vient sauver son protégé
Le dauphin Charles qu'elle emmène
Se faire couronner à Reims
Laissant la détestable Reine
Se lamenter dans sa province
Quand bourguignons et Armagnacs
Se réconcilient à jamais
La reine mère Isabeau craque
De rage ou de honte, on ne sait
Peu de temps après elle meurt
Dans la plus stricte indifférence
Et va retrouver sans honneur
Les tombeaux des grands rois de France
Chez nos très gracieuses reines
Telle Yolande d'Aragon
Ou bien Aliénor d'Aquitaine
Nos reines de nobles familles
D'Autriche ou bien de Médicis
Telle encor Blanche de Castille
Dont Saint-Louis fut le noble fils
Mais il en est une au contraire
Qui à son pays fit grand tort
L'affreuse Isabeau de Bavière
Dont les Français souffrent encore
Isabeau est fille d'Étienne
Duc de Bavière teutonique
Et sa mère, noble italienne
Lui donne naissance à Munich
Isabeau est une princesse
Qui s'ennuie dans sa tour d'ivoire
Pas grand chose ne l'intéresse
Sauf les romantiques histoires
Un vieil ami de la famille
Le duc de Bourgogne, Philippe
Pour distraire la jeune fille
Lui présente le galant-type
C'est le fiston du roi de France
Un peu romantique, un peu fou
Qu'en sa crise d'adolescence
Elle veut prendre pour époux
À quatorze ans et des poussières
Elle se marie à Amiens
Et avec l'accent de Bavière
Elle dit "ya" à son conjoint
Son mari est trop jeune encore
Pour diriger son grand pays
La France est gouvernée alors
Par Philippe III le Hardi
Comme le fol duc de Bourgogne
Est allié avec les Anglais
Alors Isabeau sans vergogne
Pille le trésor des Français
Elle amasse tant de richesses
Et ses proches sont tant dotés
Que les princes et les princesses
Font pâle figure à côté
À la Cour peu de gens lui parlent
Car elle parle bavarois
À part le très timide Charles
Mais ce n'est pas un bavard roi
Si sa raison est vagabonde
Au lit le roi est un amour
Car elle a déjà mis au monde
Neuf enfants, plus un en cours
Mais le petit dernier à naître
D'après les langues de serpents
Serait le fruit du sombre traître
Monseigneur le duc d'Orléans
Lors, les Bourguignons l'assassinent
Aussi, un Armagnac, en rogne
D'un coup d'épée dans la poitrine
Tue le fils du duc de Bourgogne
Les Anglais furieux se déchaînent
Et plus cinglé devient le roi
Et plus traître se fait la reine
En signant le traité de Troyes
Bientôt, de Lorraine, débarque
Une bergère empanachée
La très croyante Jeanne d'Arc
Qui vient sauver son protégé
Le dauphin Charles qu'elle emmène
Se faire couronner à Reims
Laissant la détestable Reine
Se lamenter dans sa province
Quand bourguignons et Armagnacs
Se réconcilient à jamais
La reine mère Isabeau craque
De rage ou de honte, on ne sait
Peu de temps après elle meurt
Dans la plus stricte indifférence
Et va retrouver sans honneur
Les tombeaux des grands rois de France