Nobelia
Nouveau poète
Les corps se lient et se délient
Dans la moiteur des draps de nos lits.
Amants infidèles et passionnés
Dans une étreinte illusoirement créée,
Jouent de leurs mains expertes
La plus ancienne des découvertes.
Des perles d’eau transparaissent sur son front
Lorsque ses reins elle cambre avec affront,
Douceur dans la pénombre de ses formes arrondies
Contre sa peau aux muscles rebondis.
Ballet savamment orchestré
De leurs corps par le désir enflammé,
Ils se complètent à l’infini,
Se goûtent, s’approprient,
Se fondent, se confondent,
Nageant dans les eaux profondes
Du plaisir qui les inonde.
Du bout des doigts elle effleure sa joue
Dépose un baiser délicat au creux de son cou.
Ils se serrent une dernière fois, s’embrassent,
Leurs mains se joignent puis se délacent,
Il est minuit.
Les draps ont gardé le parfum de la femme qui s’enfuit.
Il reste assis à contempler
La porte doucement refermée.
Ses talons dans l’escalier,
Les rideaux entrebâillés,
Si elle avait bien voulu se retourner
Elle l’aurait vu, à sa fenêtre, pleurer.
Dans la moiteur des draps de nos lits.
Amants infidèles et passionnés
Dans une étreinte illusoirement créée,
Jouent de leurs mains expertes
La plus ancienne des découvertes.
Des perles d’eau transparaissent sur son front
Lorsque ses reins elle cambre avec affront,
Douceur dans la pénombre de ses formes arrondies
Contre sa peau aux muscles rebondis.
Ballet savamment orchestré
De leurs corps par le désir enflammé,
Ils se complètent à l’infini,
Se goûtent, s’approprient,
Se fondent, se confondent,
Nageant dans les eaux profondes
Du plaisir qui les inonde.
Du bout des doigts elle effleure sa joue
Dépose un baiser délicat au creux de son cou.
Ils se serrent une dernière fois, s’embrassent,
Leurs mains se joignent puis se délacent,
Il est minuit.
Les draps ont gardé le parfum de la femme qui s’enfuit.
Il reste assis à contempler
La porte doucement refermée.
Ses talons dans l’escalier,
Les rideaux entrebâillés,
Si elle avait bien voulu se retourner
Elle l’aurait vu, à sa fenêtre, pleurer.