fil2fer
Poète libéré
Inconvertible.
Je m’étais endormi, en bon père tranquille
Blotti, niché, planqué, au chaud dans ma coquille,
A cent lieues de penser, que mes doux ronflements,
Dérangeraient quelqu’un, là-haut, au firmament.
Qui pouvais-je gêner du fond de mon désert,
Seul endroit où prêcher fait bien pisser en l’air,
Mais sur mon oasis, un dieu est de passage,
Alors, fou de soleil, je crie : « Merde un mirage ! »
Séchant dans ce désert où ne coule aucun fleuve
Accablé de chaleur, il faut que je m’abreuve,
Viendra-t-on en mission, mais non pas par pitié,
Pour m’assoiffer encor’, me tendre un bénitier ?
Car en bon pratiquant d’hygiène, il va de soi,
De ne pas boire au bol où trempent tant de doigts,
De ne pas accepter, même étant assoiffé,
L’eau qui frotte le front ou qui lave les pieds.
A la vierge allaitant, je refuse de croire
Donc certains récipients m’interdisent de boire
Cela fait-il de moi, un objet de dédain,
Assez pour me sortir de votre genre humain ?
J’ai pour seul principe et pour seule religion,
De vivre et laisser vivre, appliquant le dicton,
Ne sortant du chapeau mes vieilles catapultes,
Que pour excommunier les méchants et les brutes.
Même au voleur d’un œuf, qui est de circonstance,
Sous tout le poids d'un boeuf je laisse sa conscience,
Je veux bien accorder les mêmes libertés,
A qui, trop mal chez lui, couche de tous côtés.
Chacun dans ce pays peut vivre à sa façon,
Mais sommes nous contraints, d’écouter sa leçon ?
Verrait-on d‘un bon œil, un époux adultère,
Aux fidèles maris, louer son ministère ?
J’ai des amis homos qui, je vous le confesse,
Ne veulent convertir, ni mon cœur, ni mes fesses.
Je donne l’affection, aussi aux bons chrétiens,
Que j’aime plus que tout quand ils ne vendent rien.
Avec ces bons amis, mes moments sont précieux,
Bien que soit différent l’occupant de nos cieux.
Quand ils entrent chez moi, je vis dans l’allégresse,
Puisqu’ils n’y viennent pas y réciter leurs messes.
Si vous croyez en dieu, pour moi, aucun problème,
Ecrivez tout cela dans un charmant poème,
Alors je vous lirai avec un grand plaisir
Si votre mission n’est pas de me convertir.
A chacun ses idées, chacun ses convictions,
Le plus fervent chrétien a mon admiration,
S’il écrit sa prière ou dit ses patenôtres
Sans vouloir, à tout prix, les tatouer en l’autre.
De ce poète là suivez le bel exemple
Il me parle de dieu, sans me trainer au temple,
Et je lui donne en plus, de mon admiration,
Toute mon attention et ma bénédiction.
Alors pour l’amitié et le respect aussi,
Parlez de religion, dans des instants choisis,
Puisque l‘effet dépend de la façon de faire,
Chantez-moi crédo mais pas dans vos commentaires.
Je ne me traine ici, que pour la poésie,
Et ne recherche pas un prophète, un messie,
Je suis prêt à lire tout ce qui vient de vous,
Mais laissez-moi plier, où je veux, le genou.
J’entends déjà jurer, surtout sur les parvis,
Un demi univers qui me veut asservi,
Quand à l’autre moitié, des témoins de mes crimes,
Elle veut m’accorder des raisons légitimes.
Plus on me vend du dieu, et moins je sais me taire,
Donc je vais découper en deux moitié la terre
Ou l’une frappera ses clous entre mes doigts
Ou l’autre au lieu d’un dieu voudra bien croire en moi.
Alors comme j’ai dit, laissons vivre et vivons,
Sinon aucun silence, aucune solution,
Si au planteur de clous, je tendrai ma main droite
J’écrirai de la gauche et lui clouerai sa boite.
Pourtant je voulais vivre, en bon père tranquille,
Coquille bien vissée et éteint de pupilles,
Laissez-moi à mon dieu, qui à vos yeux n’est rien,
Chacun a son bonheur et le monde va bien.
Fill2fer
Le 09/08/2011
Je m’étais endormi, en bon père tranquille
Blotti, niché, planqué, au chaud dans ma coquille,
A cent lieues de penser, que mes doux ronflements,
Dérangeraient quelqu’un, là-haut, au firmament.
Qui pouvais-je gêner du fond de mon désert,
Seul endroit où prêcher fait bien pisser en l’air,
Mais sur mon oasis, un dieu est de passage,
Alors, fou de soleil, je crie : « Merde un mirage ! »
Séchant dans ce désert où ne coule aucun fleuve
Accablé de chaleur, il faut que je m’abreuve,
Viendra-t-on en mission, mais non pas par pitié,
Pour m’assoiffer encor’, me tendre un bénitier ?
Car en bon pratiquant d’hygiène, il va de soi,
De ne pas boire au bol où trempent tant de doigts,
De ne pas accepter, même étant assoiffé,
L’eau qui frotte le front ou qui lave les pieds.
A la vierge allaitant, je refuse de croire
Donc certains récipients m’interdisent de boire
Cela fait-il de moi, un objet de dédain,
Assez pour me sortir de votre genre humain ?
J’ai pour seul principe et pour seule religion,
De vivre et laisser vivre, appliquant le dicton,
Ne sortant du chapeau mes vieilles catapultes,
Que pour excommunier les méchants et les brutes.
Même au voleur d’un œuf, qui est de circonstance,
Sous tout le poids d'un boeuf je laisse sa conscience,
Je veux bien accorder les mêmes libertés,
A qui, trop mal chez lui, couche de tous côtés.
Chacun dans ce pays peut vivre à sa façon,
Mais sommes nous contraints, d’écouter sa leçon ?
Verrait-on d‘un bon œil, un époux adultère,
Aux fidèles maris, louer son ministère ?
J’ai des amis homos qui, je vous le confesse,
Ne veulent convertir, ni mon cœur, ni mes fesses.
Je donne l’affection, aussi aux bons chrétiens,
Que j’aime plus que tout quand ils ne vendent rien.
Avec ces bons amis, mes moments sont précieux,
Bien que soit différent l’occupant de nos cieux.
Quand ils entrent chez moi, je vis dans l’allégresse,
Puisqu’ils n’y viennent pas y réciter leurs messes.
Si vous croyez en dieu, pour moi, aucun problème,
Ecrivez tout cela dans un charmant poème,
Alors je vous lirai avec un grand plaisir
Si votre mission n’est pas de me convertir.
A chacun ses idées, chacun ses convictions,
Le plus fervent chrétien a mon admiration,
S’il écrit sa prière ou dit ses patenôtres
Sans vouloir, à tout prix, les tatouer en l’autre.
De ce poète là suivez le bel exemple
Il me parle de dieu, sans me trainer au temple,
Et je lui donne en plus, de mon admiration,
Toute mon attention et ma bénédiction.
Alors pour l’amitié et le respect aussi,
Parlez de religion, dans des instants choisis,
Puisque l‘effet dépend de la façon de faire,
Chantez-moi crédo mais pas dans vos commentaires.
Je ne me traine ici, que pour la poésie,
Et ne recherche pas un prophète, un messie,
Je suis prêt à lire tout ce qui vient de vous,
Mais laissez-moi plier, où je veux, le genou.
J’entends déjà jurer, surtout sur les parvis,
Un demi univers qui me veut asservi,
Quand à l’autre moitié, des témoins de mes crimes,
Elle veut m’accorder des raisons légitimes.
Plus on me vend du dieu, et moins je sais me taire,
Donc je vais découper en deux moitié la terre
Ou l’une frappera ses clous entre mes doigts
Ou l’autre au lieu d’un dieu voudra bien croire en moi.
Alors comme j’ai dit, laissons vivre et vivons,
Sinon aucun silence, aucune solution,
Si au planteur de clous, je tendrai ma main droite
J’écrirai de la gauche et lui clouerai sa boite.
Pourtant je voulais vivre, en bon père tranquille,
Coquille bien vissée et éteint de pupilles,
Laissez-moi à mon dieu, qui à vos yeux n’est rien,
Chacun a son bonheur et le monde va bien.
Fill2fer
Le 09/08/2011