ELUARD
Maître Poète
Un jour, j’ai voulu prouver que réellement j’existe.
Il est vrai que j’écris, donc j’existe.
Mais cela n’est pas suffisant.
Il est vrai aussi que je pense et donc j’existe.
Mais cela même ne me convainquait pas, Car je voulais prouver mon existence, mon existence parmi les autres.
Alors ; j’ai commencé par parler aux autres,
Mais personne ne m’écoutait,
Personne ne voulait m’écouter.
Alors ; j’ai commencé par douter de mon existence.
Est-ce que vraiment j’existe ?
Alors ; pourquoi personne ne m’écoute ?
Pourquoi personne ne veut m’écouter ?
Tiens ! Mais pourquoi ne pas écrire ?
Ecrire pour les autres ?
Au moins ça laisse des traces.
Mais bien sûr !
Alors ; j’ai écrit et j’ai écrit de nombreuses lettres.
J’ai écrit aux autres, aux autres à qui j’ai voulu prouver mon existence.
Mais à ma grande surprise ! Et à ma grande déception !
Aucune réponse ne m’est parvenue.
J’ai eu beau attendre ; mais en vain.
Plus d’espoir de la part de cet autre ô ! Oui cet autre !
Cet autre qui nie ma présence et mon existence.
Et j’ai commencé par douter de moi-même, de ma présence et de mon
existence.
J’existe, je n’existe pas !!!.......
Comment puis-je en être sûr ?
Alors que je ne suis sûr de rien,
Alors que je doute de moi-même.
Drôle de présence ! Et drôle d’existence !
Une présence niée et une existence reniée.
L’autre, le moi, la présence, l’existence,
Tout ceci existe bel et bien, puisqu’on en parle,
Alors pourquoi refusent-ils de reconnaître ma présence ? Mon existence.
Mais qu’ai-je à faire d’une telle reconnaissance ?
Peu m’importe celle-ci, du moment que je m’emporte,
C’est ce qui importe.
M’emportant, je sais très bien que j’existe,
Ne serait-ce que pour moi-même,
Ne serait-ce que pour prouver mon existence.
Pour ce qui est de la reconnaissance des autres à mon existence ;
Eh bien ! Je passerai outre une telle reconnaissance.
Car seule ma reconnaissance et elle seule peut prouver mon existence.
Je n’existe pas, j’existe !
Question existentielle et providentielle.
Est-ce un signe, si je signe et persiste ?
L’incertitude ; est une obsession démentielle.
Il est vrai que j’écris, donc j’existe.
Mais cela n’est pas suffisant.
Il est vrai aussi que je pense et donc j’existe.
Mais cela même ne me convainquait pas, Car je voulais prouver mon existence, mon existence parmi les autres.
Alors ; j’ai commencé par parler aux autres,
Mais personne ne m’écoutait,
Personne ne voulait m’écouter.
Alors ; j’ai commencé par douter de mon existence.
Est-ce que vraiment j’existe ?
Alors ; pourquoi personne ne m’écoute ?
Pourquoi personne ne veut m’écouter ?
Tiens ! Mais pourquoi ne pas écrire ?
Ecrire pour les autres ?
Au moins ça laisse des traces.
Mais bien sûr !
Alors ; j’ai écrit et j’ai écrit de nombreuses lettres.
J’ai écrit aux autres, aux autres à qui j’ai voulu prouver mon existence.
Mais à ma grande surprise ! Et à ma grande déception !
Aucune réponse ne m’est parvenue.
J’ai eu beau attendre ; mais en vain.
Plus d’espoir de la part de cet autre ô ! Oui cet autre !
Cet autre qui nie ma présence et mon existence.
Et j’ai commencé par douter de moi-même, de ma présence et de mon
existence.
J’existe, je n’existe pas !!!.......
Comment puis-je en être sûr ?
Alors que je ne suis sûr de rien,
Alors que je doute de moi-même.
Drôle de présence ! Et drôle d’existence !
Une présence niée et une existence reniée.
L’autre, le moi, la présence, l’existence,
Tout ceci existe bel et bien, puisqu’on en parle,
Alors pourquoi refusent-ils de reconnaître ma présence ? Mon existence.
Mais qu’ai-je à faire d’une telle reconnaissance ?
Peu m’importe celle-ci, du moment que je m’emporte,
C’est ce qui importe.
M’emportant, je sais très bien que j’existe,
Ne serait-ce que pour moi-même,
Ne serait-ce que pour prouver mon existence.
Pour ce qui est de la reconnaissance des autres à mon existence ;
Eh bien ! Je passerai outre une telle reconnaissance.
Car seule ma reconnaissance et elle seule peut prouver mon existence.
Je n’existe pas, j’existe !
Question existentielle et providentielle.
Est-ce un signe, si je signe et persiste ?
L’incertitude ; est une obsession démentielle.