Eléâzar
Maître Poète
Le soir noir est venu vêtu d’un uniforme
Pour séduire l’hiver et décembre se plait
A regarder tomber la pluie en pleine forme
Dans le vieux broc de fer qui chante ses couplets.
Mais sortir et vider ce plein d’eau indigeste,
Englué dans la boue, bousculé par le vent,
Trébuchant sur le banc suite à un mauvais geste…
Je ne céderai pas : je veux rester vivant.
Bientôt, du contenant étroit débordera
Cet or blanc s’évadant de sa cage avec rage,
Et libéré, fou, soul, ruant, abordera
Les pentes, les coteaux prenant dans son sillage
Des frères prisonniers échappés eux aussi
Qui dévaleront dans la ville par la force
De leur nombre important et ensemble, grossis,
Emporteront tout et en bombant haut le torse.
Pour séduire l’hiver et décembre se plait
A regarder tomber la pluie en pleine forme
Dans le vieux broc de fer qui chante ses couplets.
Mais sortir et vider ce plein d’eau indigeste,
Englué dans la boue, bousculé par le vent,
Trébuchant sur le banc suite à un mauvais geste…
Je ne céderai pas : je veux rester vivant.
Bientôt, du contenant étroit débordera
Cet or blanc s’évadant de sa cage avec rage,
Et libéré, fou, soul, ruant, abordera
Les pentes, les coteaux prenant dans son sillage
Des frères prisonniers échappés eux aussi
Qui dévaleront dans la ville par la force
De leur nombre important et ensemble, grossis,
Emporteront tout et en bombant haut le torse.