benoit la plume
Maître Poète
ILS VONT SÛREMENT CHANGER VOS VIES
L’ennui placide qui préside
Au devenir de notre vie,
L’ennui parfois on le liquide
A l’apéro, à l’eau de vie.
D’aucuns choisissent de militer,
Et ils enfourchent leur canasson,
Embrassent leur croix de templier,
Entonnent de martiales chansons.
Et ils s’en vont, et ils s’en vont,
A la conquête des citées,
Hautains, brandissant le savon
Qui est censé tout récurer.
Ils vont c’est sûr changer vos vies.
« Confiance, mes gens, ayez confiance.
Voyer venir Démocratie
Vous délivrer de la Finance.
Notre destin est partagé.
Il suffit de le prendre en main
En le cédant aux engagés,
Et le bonheur est pour demain. »
Dedans son tonneau Diogène
Avait déjà flairé la chose,
En démasquant le grand sans-gêne
Qui promettait l’apothéose.
L’apothéose qu’ont vu les dindes ?
Un grand spectacle saisissant :
La route qui menait aux Indes
Était jonchée d’agonisants.
On retiendra les capitaines
Quand la piétaille a fait l’histoire,
Un député d’Ille-et-Vilaine
Viendra demain vous dire bonsoir.
Comment peut-on faire allégeance
A un monsieur qui vous promet
Ce qui, en toute intelligence,
Il ne pourra réaliser ?
Mais c’est toujours la même histoire
A chaque fois qui se répète,
Une formule de vieux grimoire
Qui ne vaut pourtant pas tripette.
Ils vont c’est sûr changer vos vies :
« Confiance, mes gens, ayez confiance.
Voyez venir Démocratie
Vous délivrer de la Finance. »
L’ennui placide qui préside
Au devenir de notre vie,
L’ennui parfois on le liquide
A l’apéro, à l’eau de vie.
D’aucuns choisissent de militer,
Et ils enfourchent leur canasson,
Embrassent leur croix de templier,
Entonnent de martiales chansons.
Et ils s’en vont, et ils s’en vont,
A la conquête des citées,
Hautains, brandissant le savon
Qui est censé tout récurer.
Ils vont c’est sûr changer vos vies.
« Confiance, mes gens, ayez confiance.
Voyer venir Démocratie
Vous délivrer de la Finance.
Notre destin est partagé.
Il suffit de le prendre en main
En le cédant aux engagés,
Et le bonheur est pour demain. »
Dedans son tonneau Diogène
Avait déjà flairé la chose,
En démasquant le grand sans-gêne
Qui promettait l’apothéose.
L’apothéose qu’ont vu les dindes ?
Un grand spectacle saisissant :
La route qui menait aux Indes
Était jonchée d’agonisants.
On retiendra les capitaines
Quand la piétaille a fait l’histoire,
Un député d’Ille-et-Vilaine
Viendra demain vous dire bonsoir.
Comment peut-on faire allégeance
A un monsieur qui vous promet
Ce qui, en toute intelligence,
Il ne pourra réaliser ?
Mais c’est toujours la même histoire
A chaque fois qui se répète,
Une formule de vieux grimoire
Qui ne vaut pourtant pas tripette.
Ils vont c’est sûr changer vos vies :
« Confiance, mes gens, ayez confiance.
Voyez venir Démocratie
Vous délivrer de la Finance. »