• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

Illusion perdue

Butt3rFly

Nouveau poète
Illusion perdue

Ceci est l’histoire d’un garçon brisé,
Ce sont les mots articulés par la voix de son âme décomposé.


« Prenez garde, confiez votre vie à deux personnes, croyez en eux ;
Et ils vous assassineront tout deux.

Imaginez, ils étaient tout pour vous, lorsque vous n’alliez pas bien vous leur parliez ;
Et même s’ils ne savaient généralement que vous dire, ce n’est pas grave, au moins ils vous écoutaient.
Cela vous soulageait, il y avait des gens pour vous, des anges qui vous protégeaient, des anges qui par simplement quelque mots vous consolaient,
Juste parce qu’ils venaient de ces deux esprits que vous aimiez.

Votre vie, même s’ils ne le savaient pas, leur était consacré ;
Chaque jour le but de votre existence était de vous battre pour leur bonheur,
Chaque instant vous leur dédiez une petite pensée, une légère vapeur,
Chaque seconde vous saviez que vous pouviez compter sur ces anges, car eux vous connaissent vraiment et semblait-il, jamais ne vous trahiraient, vous leur étiez sacré.

Vous étiez souvent mélancolique, mais au fond de vous il y avait de la joie ;
Celle de savoir que vous n’étiez pas seul, qu’en quelques mouvements, juste un envoi,
Vous pouviez prendre contact avec le royaume de vos anges, logé dans le firmament,
Et vous enfuir de celui de la solitude et de l’isolement.

Pui vint un jour où ils vous forcent à vous réveiller,
Ils vous brisent votre illusion de sécurité,
Vous êtes forcé à vous expulsé vous-même du royaume des cieux, de votre propre paradis ;
Vous vous suicidé pour éviter de trop souffrir de leur compagnie.

Ceux-là que vous preniez pour vos amis, pour vos alliés contre la vie ;
Vous ont trahi, et dans votre dos.
C’est vous-même qui les avaient démasqué, ils n’avaient pas le courage de vous avouer leur duperie,
Ils vous ont menti, et vous ont saigné et anéanti votre cœur jusqu’à son ultime chaos.

Vous avez tenté de leur pardonner, car ils s’en voulaient,
Vous avez été gentil avec vos assassins ; comme ils vous l’avaient demandé, vous leur parliez.
Favorisant toujours les autres avant vous-même, humaniste, vous vous êtes sacrifié pour eux,
Mais rien n’y fait, votre sanglante blessure est là, tout vous est douloureux.

Alors, vous décidez de vous enfuir, de disparaître, de vous envoler ;
Mais lors de votre envolée vers cette autre vie, une partie de vous manque à l’appel,
Tous vos tourments vous ont dénaturé, partir sans vos amis ne vous ressemblent pas non plus ; dans cet état vos ailes
Ne savent partir à jamais, et décoller.

Vous souffrez en la présence de vos anges, mais vous n’êtes rien sans eux, juste l’ombre de vous-même,
Voici un atroce choix qui vous dévore l’âme, voilà un cruel dilemme.

Pour sortir un mot, vous devez vous l’arracher du cœur.
Pour exprimer le chant de vos sentiments, vous devez tout d’abord, terrasser la force paralysante de votre malheur,
Puis oublier que depuis lors, vous n’avez plus aucune confiance en n’importe qui,
Car ceux en qui vous en aviez le plus, vous ont trahi, vous ont menti. »

« Imaginez, et peut être que vous comprendrez ma douleur,
Et me sauverez de mon malheur.

Maintenant je suis seul, je n’ai plus cette joie qui montait en moi lorsque mes pensées voguées dans l’océan de mes souvenirs.
Ma nostalgie n’a d’égale que la souffrance que je ressens par cette douloureuse contrainte qu’est de m’isoler du royaume de mes deux amis.
Mon bonheur n’y est plus le bienvenue, c’est ailleurs que se voile mon avenir.
Désormais, rêver m’est impossible, je ne crois plus aux espoirs, je ne crois plus en la vie. »

Voilà les tristes mots d’un garçon abandonné ;
À ses oreilles, le clairon du désespoir n’a de cesse de sonner.
Son âme accuse, son esprit dénonce ; et son cœur demande pardon et indulgence
Même s’il a conscience que pour un poignardé, sa gentillesse n’est qu’une niaise clémence.


ButterFly​
 
Retour
Haut