Eléâzar
Maître Poète
Il ne boit pas de vin, ni Buzet ni Duras
Bien qu’il vive depuis sa naissance à Marmande
Il ne chanta jamais avec Altaï Armande
Mais il lit chaque nuit Marguerite Duras
Son ami le sachant lui dit tu te tueras
Les yeux si étirés qu’ils semblent une amande
Et te rappelles-tu qu’un jour tu me juras
De lire Verhaeren en son âme flamande
Mais c’est toujours pareil on promet on promet
Et l’on cultive les amours de sa jeunesse
On remet à demain et demain on omet
Sa promesse et revient toujours son droit d’aînesse
D’atteindre importe peu du mont le haut sommet
Quand se peut contempler à son pied la vanesse
Voletant dans son bel habit et qui commet
Un attrait qui n'aurait pas trait qu'à sa finesse.
Bien qu’il vive depuis sa naissance à Marmande
Il ne chanta jamais avec Altaï Armande
Mais il lit chaque nuit Marguerite Duras
Son ami le sachant lui dit tu te tueras
Les yeux si étirés qu’ils semblent une amande
Et te rappelles-tu qu’un jour tu me juras
De lire Verhaeren en son âme flamande
Mais c’est toujours pareil on promet on promet
Et l’on cultive les amours de sa jeunesse
On remet à demain et demain on omet
Sa promesse et revient toujours son droit d’aînesse
D’atteindre importe peu du mont le haut sommet
Quand se peut contempler à son pied la vanesse
Voletant dans son bel habit et qui commet
Un attrait qui n'aurait pas trait qu'à sa finesse.