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Hymne au crépuscule d'une femme

Rêveurlunaire

Maître Poète
Hymne au crépuscule d'une femme.

Voici naître l'heure où flambant
Sur son dais chute la lumière
Dessinant la vieille chaumière
Des dieux aux pieds du jour tombant ;

Fragile comme le couchant
Quand son agrume se déchire
Sous la main du soir qui l'attire,
Apparaît l'ombre me touchant ;

Mon âme s'enivre d'opium
Devant la grâce de sa forme
Douce et câline qui se forme
Des cheveux du ciel d'hélium ;

Je crains le son des violons
Sur sa tempe comme l'automne
Qui pourrait quand la nuit résonne
Toucher ses fragiles vallons ;

Elle semble, mais c'est pourtant
Une illusion de faiblesse
Qu'un rocher cependant se blesse
Quand l'océan devient Satan ;

Ne t'y trompe pas promeneur
Toi le nez en l'air, elle est femme
Pourtant sais-tu ce qu'une flamme
Protège en son cœur, fuit chineur !

Laisse moi simplement parler,
L'univers sans aucune étoile
N'est qu'un pauvre enfant sans son voile
Je voudrais le voir s'emperler ;

Le génie est création
Oui ! C'est une robe de femme
Un azur couchant sous sa flamme
Que Dieu fit d'une attention ;

Voici naître l'heure ou flambant
Le crépuscule devient dame
Dessinant la vieille chaumière
Où naquît la rose trémière
Pour mes yeux étonnés madame
Vous ombre du soir me touchant ;

Daniel Beau le poète rêveur
17 juin 2018
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