OLIVIERW
Maître Poète
Hou ! Hou !
Au son des fifres, des tambourins et des hautbois
Allégresse et liesse, clameurs et cris de joie
Les habitants du village sont en émoi
C’est l’euphorie, car le leu est mort dans les bois.
C’était du temps, où les gens avaient peur du loup
Leurs enfants étaient mangés par le loup-garou
Hou ! Hou ! Fit le loup, cachez-vous dans un trou
Sinon je vous mangerai tout cru, jusqu’au bout !
Rappelez-vous, de la bête du Gévaudan
Le monstre avait pour manie, pour cure-dent
D’utiliser les petits manants, imprudents
Ces garnements, il fallait lui montrer les dents !
Au plus fort de l’hiver, lors d’un matin frileux
Quand le givre brille, je suis prêt d’un bon feu
A regarder dehors, tomber les blancs flocons
Me sentant au chaud, dans mon délicat cocon.
Voir, les flammes crépitant dans la cheminée
Je pense à des lutins, feux follets s’animer
Et s’agiter dans une danse frénétique
Je suis si heureux, dans ce décor romantique.
Les loups ! C’était avant, aujourd’hui, plus de crainte
Plus de monstres, si un jour, je perçois l’empreinte
D’un lupus, je laisserais libre l’animal
Il a le droit de vivre, pourquoi faire le mal !