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Holà, camarade, il est minuit moins le jour

Eléâzar

Maître Poète
Holà camarade il est minuit moins le jour
Qui n’a pas tout à fait disparu de ta vue
A dix-huit heures deux quand tes yeux sont sortis
De leur promenade routinière du soir
Pour se fixer sur la plus noire chevelure
Qui n’avait jamais fait vibrer leur nerf optique
Puisqu’usuellement ils ne regardent rien
D’autre que le spectacle affligeant de la rue
Malmenée par ces chiens de transports en communs
Ou de transports privés de conducteurs joyeux
De femmes aux sourcils épais et aux frais visages
Qui ne téléphonent pas à leur cher et tendre
Dont les dents crissent sous les dents des aiguisages
Prêtes à mordre dans les vêtements soyeux
Armure faible de la chair fraîche comme un
Bouclier de papier devant la viande crue
Que dévorait jadis le plus humble terrien
Mais à dix-huit heures deux ta vue domestique
S’est laissée aller à mirer la belle allure
De cette chevelure à voir quand il fait noir
Aussi noire que les soirs banals divertis
Par une singulière aventure imprévue
Surgie d’un coup dans les us tordus de l’amour
Il est minuit moins le jour holà camarade
Où ta vue a joué et te voici refait.
 
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