glycine
Maître Poète
Histoire de mots
Un feutre et du papier. Et l'attente...
Celle des mots. Des mots qui ne viennent pas.
Certains jours, ils coulent comme un torrent.
D'autres, c'est le vide, le néant.
Les mots m'oublient ; ils me fuient.
Je veux les rattraper mais ils s'évaporent et laissent dans mon âme, un malaise, une impression d'inachevé et surtout de solitude.
Mots, je vous aime quand vous me tenez compagnie. Mais aujourd'hui, vous êtes en voyage.
Je ne sais pas où. Vous êtes partis sans me laisser d'adresse, sans même me faire un signe.
Et moi, j'attends. Le feutre à la main.
Le papier quadrillé s'impatiente. Il veut une histoire. Il veut des sentiments, des sensations, du concret.
Je sais que vous les mots, vous avez votre liberté.
Quelquefois, on vous cherche sans vous trouver. On vous a sur le bout de la langue mais vous nous résistez.
Quelquefois, on vous emploie à mauvais escient. A cause de vous, on peut blesser les gens.
Vous vous transformez souvent en mensonges, certaines fois en malentendus.
Vous êtes la source de l'instruction.
Vous êtes à la base des histoires.
Vous avez plusieurs langues.
Mais beaucoup de mots sont futiles.
Et ma main réfléchit ce que mon âme pense.
Un seul mot. Quel est le mot le plus fort, le plus fou, le plus précieux.
Et enfin, le feutre va pouvoir écrire sur la feuille quadrillée ce mot tant attendu.
Il commence par tracer un grand A et aligne d'autres lettres pour former le mot Amour !
Des mots qui font du bien, qui consolent, qui redonnent espoir.
Des mots qui blessent, qui font souffrir, des mots moqueurs, des mots rieurs.
Des mots de rencontre, de communication (regard, geste, caresse).
Un mot, un prénom.
Un mot, un appel.
Quand je me retrouve seule, j'en appelle aux mots comme d'autres à la musique, à la lecture ou autre chose. Je supplie les mots de venir.
Des mots simples, faciles, légers comme des cils.
Des mots clairs, transparents, vaporeux.
Des mots de bien-être.
Quand il fait mal dans mon cœur et que mon âme devient ardoise, j'appelle à mon secours les mots rose bonbon. Quelle joie quand ils viennent en se tenant par la pensée.
Les mots sont toute ma vie. Ecrire pour exister. Alors quand ils ne viennent pas, quand ils se font sourds à mes plaintes, je déprime. Dame Inspiration, quand vous me faites défaut, je me sens seule. Et les petits carreaux bleus de mon cahier se sentent seuls aussi. Il faudrait qu'ils portent des consonnes, des voyelles, toute la ponctuation enrobant les mots.
Ma muse s'est endormie dans les méandres de ma vie. Faudra-t-il faire le chemin à l'envers pour la retrouver et la réveiller. Ou peut-être continuer, aller droit devant soi.
Et le temps passe. Toujours rien, rien de concret.
Et mon feutre fatigué d'attendre, s'endort sur le papier, en espérant que ma main d'un moment à l'autre, le réveillera.
Mais non, c'est le vide : les mots sont partis ; peut-être n'aimaient-ils plus ma compagnie. Ils voulaient voir du pays, rencontrer d'autres gens, d'autres stylos, d'autres feuilles de papier.
Peut-être en avaient-ils assez de mon âme torturée, de mes contradictions, des mes hésitations.
Vous les mots, ne m'abandonnez pas. Je vis par vous. Vous êtes mes amis, mes confidents.
Vous savez tout sur ma vie. Je vous raconte mes angoisses, mes folies, mes attentes, mes espoirs.
Je vous parle de mes échecs, mes déceptions.
Je vous crie mes victoires, mes joies.
Je vous tiens au courant des changements dans ma vie, dans mon esprit.
Je vous informe de tout ce qui me fait du bien, de toutes les choses qui me font du mal.
Vous m'écoutez en silence. Vous me comprenez. Vous me faites du bien quand vous vous laissez aligner au fil des phrases.
Grâce au manque d'inspiration, j'ai pu écrire cette histoire. Histoire de mots.
Bien sûr, des mots la composent.
Merci aux mots qui pour cette nouvelle, ont dansé sur les feuilles de papier.
Au début de l'histoire, je les cherchais.
Maintenant, ils sont là à se laisser apprivoiser...
J'ai profité de mon manque d'inspiration pour consulter de vieux papiers dormant dans un tiroir, et j'ai trouvé ce texte toujours d'actualité, datant d'environ 30 ans (que le temps passe vite !) et je l'ai posté (sans rien changer) juste pour rendre hommage aux mots qui habillent le site par les messages et émotions qu'ils véhiculent.
Un feutre et du papier. Et l'attente...
Celle des mots. Des mots qui ne viennent pas.
Certains jours, ils coulent comme un torrent.
D'autres, c'est le vide, le néant.
Les mots m'oublient ; ils me fuient.
Je veux les rattraper mais ils s'évaporent et laissent dans mon âme, un malaise, une impression d'inachevé et surtout de solitude.
Mots, je vous aime quand vous me tenez compagnie. Mais aujourd'hui, vous êtes en voyage.
Je ne sais pas où. Vous êtes partis sans me laisser d'adresse, sans même me faire un signe.
Et moi, j'attends. Le feutre à la main.
Le papier quadrillé s'impatiente. Il veut une histoire. Il veut des sentiments, des sensations, du concret.
Je sais que vous les mots, vous avez votre liberté.
Quelquefois, on vous cherche sans vous trouver. On vous a sur le bout de la langue mais vous nous résistez.
Quelquefois, on vous emploie à mauvais escient. A cause de vous, on peut blesser les gens.
Vous vous transformez souvent en mensonges, certaines fois en malentendus.
Vous êtes la source de l'instruction.
Vous êtes à la base des histoires.
Vous avez plusieurs langues.
Mais beaucoup de mots sont futiles.
Et ma main réfléchit ce que mon âme pense.
Un seul mot. Quel est le mot le plus fort, le plus fou, le plus précieux.
Et enfin, le feutre va pouvoir écrire sur la feuille quadrillée ce mot tant attendu.
Il commence par tracer un grand A et aligne d'autres lettres pour former le mot Amour !
Des mots qui font du bien, qui consolent, qui redonnent espoir.
Des mots qui blessent, qui font souffrir, des mots moqueurs, des mots rieurs.
Des mots de rencontre, de communication (regard, geste, caresse).
Un mot, un prénom.
Un mot, un appel.
Quand je me retrouve seule, j'en appelle aux mots comme d'autres à la musique, à la lecture ou autre chose. Je supplie les mots de venir.
Des mots simples, faciles, légers comme des cils.
Des mots clairs, transparents, vaporeux.
Des mots de bien-être.
Quand il fait mal dans mon cœur et que mon âme devient ardoise, j'appelle à mon secours les mots rose bonbon. Quelle joie quand ils viennent en se tenant par la pensée.
Les mots sont toute ma vie. Ecrire pour exister. Alors quand ils ne viennent pas, quand ils se font sourds à mes plaintes, je déprime. Dame Inspiration, quand vous me faites défaut, je me sens seule. Et les petits carreaux bleus de mon cahier se sentent seuls aussi. Il faudrait qu'ils portent des consonnes, des voyelles, toute la ponctuation enrobant les mots.
Ma muse s'est endormie dans les méandres de ma vie. Faudra-t-il faire le chemin à l'envers pour la retrouver et la réveiller. Ou peut-être continuer, aller droit devant soi.
Et le temps passe. Toujours rien, rien de concret.
Et mon feutre fatigué d'attendre, s'endort sur le papier, en espérant que ma main d'un moment à l'autre, le réveillera.
Mais non, c'est le vide : les mots sont partis ; peut-être n'aimaient-ils plus ma compagnie. Ils voulaient voir du pays, rencontrer d'autres gens, d'autres stylos, d'autres feuilles de papier.
Peut-être en avaient-ils assez de mon âme torturée, de mes contradictions, des mes hésitations.
Vous les mots, ne m'abandonnez pas. Je vis par vous. Vous êtes mes amis, mes confidents.
Vous savez tout sur ma vie. Je vous raconte mes angoisses, mes folies, mes attentes, mes espoirs.
Je vous parle de mes échecs, mes déceptions.
Je vous crie mes victoires, mes joies.
Je vous tiens au courant des changements dans ma vie, dans mon esprit.
Je vous informe de tout ce qui me fait du bien, de toutes les choses qui me font du mal.
Vous m'écoutez en silence. Vous me comprenez. Vous me faites du bien quand vous vous laissez aligner au fil des phrases.
Grâce au manque d'inspiration, j'ai pu écrire cette histoire. Histoire de mots.
Bien sûr, des mots la composent.
Merci aux mots qui pour cette nouvelle, ont dansé sur les feuilles de papier.
Au début de l'histoire, je les cherchais.
Maintenant, ils sont là à se laisser apprivoiser...
J'ai profité de mon manque d'inspiration pour consulter de vieux papiers dormant dans un tiroir, et j'ai trouvé ce texte toujours d'actualité, datant d'environ 30 ans (que le temps passe vite !) et je l'ai posté (sans rien changer) juste pour rendre hommage aux mots qui habillent le site par les messages et émotions qu'ils véhiculent.
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