kandinsky
Maître Poète
Histoire d’une épitaphe « à mon unique confidente »
« Les paroles s’envolent mais les écrits restent » disait son auteur
« Le mal de vos dires s’évapore tandis que ma douleur persiste » se dit mon cœur
J’ai regardé autour de moi mais personne ne m’a aperçu
De ma détresse, mes hurlements,… pas un ne fut entendu
Faute de soutien dans ces moments difficiles
J’ai choisi comme terrain l’inévitable exil
Renié de ma patrie jugeant obsolète ma philosophie,
Dont une seule balle pour ma peine aura suffit
Sans modèle, sans même un repère, j’ai intégré mon intérieur cimetière
J’y ai puisé mes vils souvenirs enterrés jadis six pieds sous terre
Sans aucune hésitation, j’ai exhumé le plus mauvais de mon passé
Car rien ne pouvait plus satisfaire mon cœur concassé
C’est à ce moment là que j’ai retrouvé mon adorée
Une confidente que j’avais tout bonnement enterrée
Celle qui avait pourtant su m’écouter quand j’étais déprimé
Qui aujourd’hui, rayonnée à nouveau de me voir l’aimer
Je me suis épris de ses paroles qui m’avaient tant parlés autrefois
Ces mots que je m’étais pourtant juré d’effacer 100 fois
Mais quand plus rien ne vous retiens, on se dit pourquoi pas
Après tout dans ce monde à l’écart, je n’ai que faire d’un faux pas
Ma douce mélancolie m’a réappris à conjuguer solitude
État indispensable pour détruire mes anciennes habitudes
Hélas cette fois-ci, rien autour ne pouvait me rattraper
J’ai enfin réussi à faire le vide, à tout zapper
Devant moi, un écran noir, celui qu’on m’a laissé
Enfermé dans une pièce au verrou cadenassé
Je médite et rumine le mal que l’on m’a fait
J’évite et j’élimine le bien qui semblait parfait
Ma tendre confidente à su me dire ce qu’il fallait
En ces moments où plus personne ne vous écoute
C’est par manque et dépit que je m’en étais allé
C’est par votre indifférence que s’achève ma route
Kandinsky, le 20/09/08
Puisse ce texte vous faire comprendre ma tristesse et qui sait me ressusciter
Puisse ce texte vous faire comprendre ma tristesse et qui sait me ressusciter