BERRAHAH
Nouveau poète
Ma mémoire essaye de remonter le temps
Alors reine de l'Atlantique au voûte des Pharaons
Seule, allégresse des êtres et des cieux
Dansant sous les étoiles enivrée par les lieux
Un jour je suis prise aux filets d'intrus trompeurs
Puis condamnée à être festin d'un ultime vainqueur
Bafouée par terre entre feux et épines
Repliée sur moi-même dans une vie alpine…
Ma plaie profonde s'aggrave au fil des ans
Devenue dès lors proie au coucher du temps
Prisonnière de l'insouciance
Victime de l'indifférence
Mes vents sont devenus ouragon
Eparpillant partout mon sang
Mes lettres sont sourd-muette
Confuses et inquiètes
Mes mers sont houleuses
Noyant mon air et ma pelouse
Mes montagnes demeurent en colères
Pour mes larmes, sont devenues galères
Mon corps est printemps en instance
Ma voix est cascade de soucis et d'espérance
Mes yeux sont hivers en Atlas, au Rif et Iligh
Mon étincelle de renaissance… des lettres amazighs…
Ô combien était pour moi difficile mes partisans et mes amis
De recevoir plus de messagers de la mort que d'anges de la vie !
J'entends une voie éblouissante venant d'au-delà des nuages :
Le temps et l'instant sont en train de changer de rouages !