Pourquoi tous ces visages en pleurs sur lesquels s’acharne le malheur ? Y’a-t-il un dieu qui puisse voir ça, des enfants nus qui n’ont pas de toit ? La terre les frappe, le vent les fouette, ils vivent de séismes en tempêtes. Ce soir je m’en veux d’être là, d’être impuissant face à tout ça. Là-bas les murs ne sont que ruines, de chacun la mort est voisine. Peut-on penser à l’avenir quand ce qui est veut s’évanouir ? La vie n’est qu’une simple parenthèse, un peu de rouge sous l’épaisse braise. Ma plume pleure ces disparus, son encre noire coule et ne sèche plus,haiti I love you.