rivière
Maître Poète
Habite les soleils de ma peau de neige
La broderie des étangs effeuille des duchés de Lumière,
les feuilles des cyprès tanguent, et s’agenouillent
dès que tu apparais, auréolée d’harmonie,
ô ma Sirène, ma Vie, mon printemps de Douceur,
les feuilles des cyprès tanguent, et s’agenouillent
dès que tu apparais, auréolée d’harmonie,
ô ma Sirène, ma Vie, mon printemps de Douceur,
adossée au tulle des ciels d’azur,
la terre embaume des parfums de lys et d’amarantes,
la clarté avance dessus les baldaquins des mousses.
Je placarde sur les bocages et les forêts
la terre embaume des parfums de lys et d’amarantes,
la clarté avance dessus les baldaquins des mousses.
Je placarde sur les bocages et les forêts
des odes de Tendresse pour te louer,
et psalmodier l’hymne de ta Splendeur,
viens, habite le jardin de mon corps,
et les soleils de ma peau de neige,
et psalmodier l’hymne de ta Splendeur,
viens, habite le jardin de mon corps,
et les soleils de ma peau de neige,
vogue sur les assonances de ma béatitude,
les fleurs des champs se courbent
au gré de la scansion de mes escarpins,
les oiselles tiennent en leur bec
les fleurs des champs se courbent
au gré de la scansion de mes escarpins,
les oiselles tiennent en leur bec
la cape tissée de fils d’or de notre Passion.
Je grave ton ombre sur les nuages,
et sur l’autel de ton souffle,
effleure de tes paumes le firmament de mes seins
Je grave ton ombre sur les nuages,
et sur l’autel de ton souffle,
effleure de tes paumes le firmament de mes seins
dessus ma robe,
écoute la romance des roses
qui s’alanguissent à l’écume des étoiles,
recueille l’océan de ma Grâce,
écoute la romance des roses
qui s’alanguissent à l’écume des étoiles,
recueille l’océan de ma Grâce,
berce le miel de nos souvenirs,
admire le luth du silence
parmi les chants des équinoxes,
et les vergues de notre idylle.
admire le luth du silence
parmi les chants des équinoxes,
et les vergues de notre idylle.
L’éclair de pureté d’une fontaine
frôle maintenant l’archet de ma lueur,
les faons me bénissent,
délaisse ma paume,
frôle maintenant l’archet de ma lueur,
les faons me bénissent,
délaisse ma paume,
puis, face aux diocèses des grèves,
face au cristal de ton sourire,
exauce
le plus délicat de mes désirs !
face au cristal de ton sourire,
exauce
le plus délicat de mes désirs !
Sophie Rivière