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Haïr ou aimer

Madame Maud

Maître Poète
C'est une folie que de détester, une gageure irraisonnée. Ce pari hasardeux ne peut que rendre haineux aux pleines bontés que la vie sait distribuer. Haïr masque une incompétence, celle du coeur ! Justifié par les peurs, les fantômes du passé, les chocs éprouvés, le simple fait de répugner tisse une couronne aux désoeuvrés. Ils deviennent aveugles et sourds aux beautés.
Aucune consolation ne saura envelopper le coléreux. Il a oublié ses origines. Même dans l'odeur des blés, la suie lui bouche le nez. Parce qu'il brûle, se consume seul au bûcher des regrets, les autres ne sont que petit bois. Ils deviennent foyers pour son brasier. Il fait alors fi de toute empathie, rejette les compassions chéries, se terre et erre dans les abîmes du vicieux. Il s'arme de paroles blessantes et use d'excuses incessantes. En l'observant, ai nsi malheureux, je revêts une cape cousue d'adieux. Elle brille de mille feux et protège des termes odieux. L'inextinguible courroux use de tous ses coups mais la martingale féroce perd de ses forces : elle ne sait promettre sans être attisé. Elle use son maître et ses chimères armées, le rend morphal assoiffé de pardons extirpés.

Il est un sage projet que celui d'aimer, une intention resonnant aux songes de pureté. Adorer est l'unique faculté du coeur léger. Il admire et devient la musique d'une bouche épatée, d'un oeil surpris et d'un esprit étonné. Un doux air sans autre prétention que celle d'exister. Bien vaines deviennent les sorcières jadis croisées, inutiles se révèlent les ressentiments, les remords et les vengeances frustrées. Il balaye toutes lourdeurs, rugosités, rancoeurs ou vils desseins. Les guerres n'en sont plus et la paix règne au détour de chaque rue. Il est vraiment un sage projet que celui d'aimer ! La joie, la gaieté, la contemplation sont ses pères, n'oublions jamais de les saluer. Ainsi aucune démence à maudire ne saurait nous enfermer.


Madame Maud
 
Dernière édition:
haïr ou aimer
je ne serrai dire
il y a un pas vers l'amour
et un autre vers la haine
se sont deux sentiments indissociables
l'un ne va pas sans l'autre
on peux aimer une personne et la haïr en même tant
 
quand un beau matin l'amour rencontra
la haine seule sur son chemin
elle lui tendis la main
vient vers moi je t'apprendrai à aimer
je te donnerai
mes joies
pour que ton sourire revienne
prend ma main n'est pas peur
quand tu seras seul
je serai là
je t'offrirai ma joie
quand tes larmes coulent
quand ton cœur te brûle
je serai la pour apaiser tes souffrances
car il n'y a que l'amour
qui pourra recoller
les morceaux d'un cœur brisé
d'une peine écarlate
qui vous brise de l’intérieur
quand la colère te prend
je te prendrai dans mes bras
pour essuyer tes larmes
apaiser ton chagrin
car moi l'amour je t'aime
que tu sois bon ou mauvais
mon amour est universelle
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J'aimerais être femme.
Etre supérieure.
On aimerait vous faire taire.
Voilà les indispensables à la Terre.
Terres, Mers, Planète...
 
Un seul mot pour ton écrit...Parfait.

À tes grandes habitudes tes écrits me font mouche,me touchent et me font réfléchir...tes mots suscitent mon attention de ce que pouvait être l'intention de mon coeur envers ce fabuleux don qu'est aimer...

Et pourtant oui...la colère et la haine nous rongent..mais elles rongent ceux et celles qui ne savent pas aimer...je ne connais que trop bien cette chose...malheureusement...

Mais en même temps si on est de la même sensibilité que toi on comprend parfaitement que l'envie et le besoin d'aimer est bien plus fort et plus réconfortant que d'hair et de blesser...

Je te rejoins totalement même si je n'ai pas le talent pour le dire aussi bien que toi..

Merci encore pour ton ecrit...

Coeur de loup
 
C'est une folie que de détester, une gageure irraisonnée. Ce pari hasardeux ne peut que rendre haineux aux pleines bontés que la vie sait distribuer. Haïr masque une incompétence, celle du coeur ! Justifié par les peurs, les fantômes du passé, les chocs éprouvés, le simple fait de répugner tisse une couronne aux désoeuvrés. Ils deviennent aveugles et sourds aux beautés.
Aucune consolation ne saura envelopper le coléreux. Il a oublié ses origines. Même dans l'odeur des blés, la suie lui bouche le nez. Parce qu'il brûle, se consume seul au bûcher des regrets, les autres ne sont que petit bois. Ils deviennent foyers pour son brasier. Il fait alors fi de toute empathie, rejette les compassions chéries, se terre et erre dans les abîmes du vicieux. Il s'arme de paroles blessantes et use d'excuses incessantes. En l'observant, ai nsi malheureux, je revêts une cape cousue d'adieux. Elle brille de mille feux et protège des termes odieux. L'inextinguible courroux use de tous ses coups mais la martingale féroce perd de ses forces : elle ne sait promettre sans être attisé. Elle use son maître et ses chimères armées, le rend morphal assoiffé de pardons extirpés.

Il est un sage projet que celui d'aimer, une intention resonnant aux songes de pureté. Adorer est l'unique faculté du coeur léger. Il admire et devient la musique d'une bouche épatée, d'un oeil surpris et d'un esprit étonné. Un doux air sans autre prétention que celle d'exister. Bien vaines deviennent les sorcières jadis croisées, inutiles se révèlent les ressentiments, les remords et les vengeances frustrées. Il balaye toutes lourdeurs, rugosités, rancoeurs ou vils desseins. Les guerres n'en sont plus et la paix règne au détour de chaque rue. Il est vraiment un sage projet que celui d'aimer ! La joie, la gaieté, la contemplation sont ses pères, n'oublions jamais de les saluer. Ainsi aucune démence à maudire ne saurait nous enfermer.


Madame Maud

Bravo Madame Maud pour cette philosophie de l'existence. J'ajouterai, à titre personnel, les joies de la chair si décriées des siècles durant.

Sophie
 
C'est une folie que de détester, une gageure irraisonnée. Ce pari hasardeux ne peut que rendre haineux aux pleines bontés que la vie sait distribuer. Haïr masque une incompétence, celle du coeur ! Justifié par les peurs, les fantômes du passé, les chocs éprouvés, le simple fait de répugner tisse une couronne aux désoeuvrés. Ils deviennent aveugles et sourds aux beautés.
Aucune consolation ne saura envelopper le coléreux. Il a oublié ses origines. Même dans l'odeur des blés, la suie lui bouche le nez. Parce qu'il brûle, se consume seul au bûcher des regrets, les autres ne sont que petit bois. Ils deviennent foyers pour son brasier. Il fait alors fi de toute empathie, rejette les compassions chéries, se terre et erre dans les abîmes du vicieux. Il s'arme de paroles blessantes et use d'excuses incessantes. En l'observant, ai nsi malheureux, je revêts une cape cousue d'adieux. Elle brille de mille feux et protège des termes odieux. L'inextinguible courroux use de tous ses coups mais la martingale féroce perd de ses forces : elle ne sait promettre sans être attisé. Elle use son maître et ses chimères armées, le rend morphal assoiffé de pardons extirpés.

Il est un sage projet que celui d'aimer, une intention resonnant aux songes de pureté. Adorer est l'unique faculté du coeur léger. Il admire et devient la musique d'une bouche épatée, d'un oeil surpris et d'un esprit étonné. Un doux air sans autre prétention que celle d'exister. Bien vaines deviennent les sorcières jadis croisées, inutiles se révèlent les ressentiments, les remords et les vengeances frustrées. Il balaye toutes lourdeurs, rugosités, rancoeurs ou vils desseins. Les guerres n'en sont plus et la paix règne au détour de chaque rue. Il est vraiment un sage projet que celui d'aimer ! La joie, la gaieté, la contemplation sont ses pères, n'oublions jamais de les saluer. Ainsi aucune démence à maudire ne saurait nous enfermer.


Madame Maud

Voici une apologie, si belle et si profonde, qui défend, avec beaucoup d'art, l'art d'aimer! Serait-il là, Ovide aurait été le premier à applaudir votre brillante plume, Madame Maud.
Merci de partager une encre aussi savoureuse.
Andalou
 
Voici une apologie, si belle et si profonde, qui défend, avec beaucoup d'art, l'art d'aimer! Serait-il là, Ovide aurait été le premier à applaudir votre brillante plume, Madame Maud.
Merci de partager une encre aussi savoureuse.
Andalou
Votre commentaire me "Metamorphoses", comme celles d'Ovide. Cet art nous appartient à tous et 7 milliard d'artistes en sont doués. Certains ne le savent toujours pas, d'autres ne le sauront jamais. Vous et moi, le pratiquons de ce que j'ai pu en deviner à travers votre univers dans lequel, tardivement cette nuit, j'ai voyagé. Je vous salue l'ami et dis à votre plume, qu'à la mienne, elle n'à rien à envier.

Belle et douce journée
 
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