Courant lourdement sur un charnier
A l’odeur puissante et prenante en cette fin d’été
Soleil que le sang coulé a désormais complètement voilé
Douleur
Quiconque sent couler sur ses joues les pleurs
Sent ses tripes se retourner et se broyer de peur
Les corps hurlant dont les esprits déjà se meurent
Souffrance
Touchés d’une fièvre qui ne sait se calmer par une eau rance
Comme touchés par une impression lointaine d’errance
D’une envie de voir la Vieille Dame, pour une ultime danse
Déchirement
Quand marcher signifie briser des os, lentement
Quand rêver signifie se condamner, irrémédiablement
Quand espérer n’est même plus possible, malheureusement
Pourrir
A celui qui est né et qui a appris à courir
Pour celui qui aujourd’hui est occupé à mourir
Au nom de celui qui préfèrent maintenant en rire
Humanité