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Grandeur et décadence

Eléâzar

Maître Poète
Ne cherche surtout pas mon ami le poète
A condamner après l'avoir hissée au faîte
L’œuvre que tu fis naître et qui t’a enfanté
Puis qui s’est effondrée en ayant déjanté.

Elle est redescendue alors que tu juras
Lui faire respirer cet air frais du Jura ;
Sa muse l’étendit sur un drap de civière
Pour aller la baigner dans l’eau de la rivière.

Sur les cimes les vers sont partis à l’assaut
Et un Comanchero les a pris au lasso
Alors qu’ils arrivaient en haut de la montagne
Les pieds griffés et la taille privée d’un pagne.

Si le soleil domine il sait aussi descendre
Et remonter sans heurts en secouant sa cendre ;
S’il rougit de bonheur à l’heure du sommeil
Son labeur recommence au moment du réveil.

La pente était aiguë tu l’avais affrontée
Mais tu es bas tombé pense à sa remontée…
Auras-tu retenu après ce dur vécu
Qu’on ne peut vaincre avant d’avoir été vaincu ?
 
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