" Toute fraîche, la belle exhausse ses appas;
Au vent léger mutin, sa robe se dandine.
Elle va d'un pas court comme une gourgandine
Au bon gré des coquins, elle tend ses appâts!"
***
En moi chacun s'en vient faire mea-culpa;
Je confesse en chantant, je suis la baladine*;
En chaire, élève-toi, mon corps dit en sourdine!
J'appelle les ardeurs et freine le trépas!
Par le Désir ardent, je les prends à tous âges;
Je rallume les feux et du froid, fais le chaud,
J'ai l'âme vagabonde et le Coeur d'artichaut!
Sais aimer nobles gens autant que la roture
Et promets les sommets de la belle aventure,
Gourgandine, je suis, vos dires, peu me chaut!
ODON-ORELIEN