Filiatus
Maître Poète
Washington, aux États-Unis
C'est un peu Mahatma Gandhi
Ou Bolivar, en Bolivie
Un libérateur, un symbole
En France malheureusement
Nous n'avons pas d'équivalent
A part Jeanne d'Arc en son temps
Ou peut-être Charles De Gaulle
Quand au printemps mil six cent-vingt
Un jeune émigré Vendéen
Acheta un bout de terrain
Sur un site appelé Yorktown
Il ne pensait pas un instant
Qu'en ce lieu, dans cent-cinquante ans
S'illustrerait son descendant
Un certain George Washington
Celui-ci naît en Virginie
Au sud des Treize colonies
Pas encor les États-Unis
Mais déjà possessions Anglaise
Ses parents sont de gros planteurs
Même que le père à ses heures
Est juge à la cour du secteur
Ce qui permet de vivre à l'aise
George fréquente assidûment
L'école jusqu'à quatorze ans
Sans avoir jamais pris le temps
D’apprendre une langue étrangère
Il lui faut trouver un métier
Car son père vient d'expirer
Et l'héritage distribué
C'est lui qui doit nourrir sa mère
Alors il devient arpenteur
Sur les terres d'un bienfaiteur
Ce qui suffit à son bonheur
Car il peut partir en voyage
Avec son frère à la Barbade
Mais là-bas, il tombe malade
Et la variole lui dégrade
De mille tâches le visage
En mil sept cent cinquante-deux
Sa mère étant partie aux cieux
Il devient le maître des lieux
Et chef de la maréchaussée
Bientôt le gouverneur l’envoie
Dans le pays des Iroquois
Mettre fin à un pugilat
Entre deux collectivités
Son intervention dégénère
Et peu-à-peu mène à la guerre
Embrasant une année entière
L’Ohio de folie destructrice
Pendant que les uns en décousent
L’autre tranquillement épouse
A vingt-sept ans, à White House
La dénommée Martha Custis
Dans son immense métairie
Il exploite des pêcheries
Il conçoit de nouveaux outils
Crée des rotations culturales
Il essaie de nouveaux engrais
Croise des animaux de traits
Pour en faire de beaux mulets
Et même est juge au tribunal
Les Américains se révoltent
Et pour protéger leurs récoltes
En appellent jusqu’au boycott
Des livraisons d’outre-Atlantique
Et pour mieux défier l’Angleterre
Ils font de George un chef de guerre
Qui revêt l’habit militaire
Pour braver les rouges tuniques
Après avoir conquis Boston
Les partisans de Washington
Requièrent Thomas Jefferson
Pour proclamer l’indépendance
Mais les Anglais sont trop nombreux
Et les Patriots, peu-à-peu
Sentant que c'est fini pour eux
Reçoivent l'aide de la France
Et ce renfort inopiné
En quelques mois fait basculer
La victoire de leur côté
Lors, les hostilités s'arrêtent
En mil sept cent quatre-vingt-trois
Au bout de sept ans de combat
Washington tombe dans les bras
Du général De La Fayette
Une fois la guerre finie
George retourne en Virginie
Où durant six ans et demi
Il se consacre à son domaine
Pendant que quelques érudits
Réunis à Philadelphie
Rédigent la sainte-chérie
Constitution Américaine
Peu après le peuple ravi
A l’unanimité l’élit
Président des États-Unis
Pour quatre années renouvelables
Si bien qu'il gouverne huit ans
Et le peuple en est si content
Qu'il fait du vice-président
Son successeur indiscutable
De retour dans sa Virginie
Auprès de sa Martha chérie
Il gère une distillerie
Pour fabriquer de l’eau-de-vie
Jusqu’au jour où le pauvre George
Atteint d’un grave mal de gorge
Alors soufflant comme une forge
Périt brusquement d’asphyxie
C'est un peu Mahatma Gandhi
Ou Bolivar, en Bolivie
Un libérateur, un symbole
En France malheureusement
Nous n'avons pas d'équivalent
A part Jeanne d'Arc en son temps
Ou peut-être Charles De Gaulle
Quand au printemps mil six cent-vingt
Un jeune émigré Vendéen
Acheta un bout de terrain
Sur un site appelé Yorktown
Il ne pensait pas un instant
Qu'en ce lieu, dans cent-cinquante ans
S'illustrerait son descendant
Un certain George Washington
Celui-ci naît en Virginie
Au sud des Treize colonies
Pas encor les États-Unis
Mais déjà possessions Anglaise
Ses parents sont de gros planteurs
Même que le père à ses heures
Est juge à la cour du secteur
Ce qui permet de vivre à l'aise
George fréquente assidûment
L'école jusqu'à quatorze ans
Sans avoir jamais pris le temps
D’apprendre une langue étrangère
Il lui faut trouver un métier
Car son père vient d'expirer
Et l'héritage distribué
C'est lui qui doit nourrir sa mère
Alors il devient arpenteur
Sur les terres d'un bienfaiteur
Ce qui suffit à son bonheur
Car il peut partir en voyage
Avec son frère à la Barbade
Mais là-bas, il tombe malade
Et la variole lui dégrade
De mille tâches le visage
En mil sept cent cinquante-deux
Sa mère étant partie aux cieux
Il devient le maître des lieux
Et chef de la maréchaussée
Bientôt le gouverneur l’envoie
Dans le pays des Iroquois
Mettre fin à un pugilat
Entre deux collectivités
Son intervention dégénère
Et peu-à-peu mène à la guerre
Embrasant une année entière
L’Ohio de folie destructrice
Pendant que les uns en décousent
L’autre tranquillement épouse
A vingt-sept ans, à White House
La dénommée Martha Custis
Dans son immense métairie
Il exploite des pêcheries
Il conçoit de nouveaux outils
Crée des rotations culturales
Il essaie de nouveaux engrais
Croise des animaux de traits
Pour en faire de beaux mulets
Et même est juge au tribunal
Les Américains se révoltent
Et pour protéger leurs récoltes
En appellent jusqu’au boycott
Des livraisons d’outre-Atlantique
Et pour mieux défier l’Angleterre
Ils font de George un chef de guerre
Qui revêt l’habit militaire
Pour braver les rouges tuniques
Après avoir conquis Boston
Les partisans de Washington
Requièrent Thomas Jefferson
Pour proclamer l’indépendance
Mais les Anglais sont trop nombreux
Et les Patriots, peu-à-peu
Sentant que c'est fini pour eux
Reçoivent l'aide de la France
Et ce renfort inopiné
En quelques mois fait basculer
La victoire de leur côté
Lors, les hostilités s'arrêtent
En mil sept cent quatre-vingt-trois
Au bout de sept ans de combat
Washington tombe dans les bras
Du général De La Fayette
Une fois la guerre finie
George retourne en Virginie
Où durant six ans et demi
Il se consacre à son domaine
Pendant que quelques érudits
Réunis à Philadelphie
Rédigent la sainte-chérie
Constitution Américaine
Peu après le peuple ravi
A l’unanimité l’élit
Président des États-Unis
Pour quatre années renouvelables
Si bien qu'il gouverne huit ans
Et le peuple en est si content
Qu'il fait du vice-président
Son successeur indiscutable
De retour dans sa Virginie
Auprès de sa Martha chérie
Il gère une distillerie
Pour fabriquer de l’eau-de-vie
Jusqu’au jour où le pauvre George
Atteint d’un grave mal de gorge
Alors soufflant comme une forge
Périt brusquement d’asphyxie