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Fragile Chimère.

ROUSSELOT

Maître Poète
Fragile Chimère.

Par un frais matin ensoleillé d’hiver,
j’ai ouvert la fenêtre du salon imaginaire,
bien trop rempli de poussières.
Lorsque soudain, virevoltant dans les airs,
est entrée une rime, fragile chimère.

De la pointe de ma plume je l’ai capturé,
elle frissonna, était follement apeurée,
lorsque je l’ai placé dans la cage dorée.
En curieux, longuement, je l’ai observé.

Comme une bougie dans l’obscurité du tombeau,
lentement elle s’est éteinte, tombant en lambeau.
Par tous les diables, plutôt que la mettre en cage,
j’aurai dû être fin, et la glisser sur ma page.

C’est une gageure d’emprisonner une rime,
qui s’invite à l’esprit offrant la liberté en prime.
L’idée est délicate, abstraite, ouverte sur l’avenir.
Il nous faut alors la préserver pour écrire et devenir.


Loïc ROUSSELOT
 
Superbement écrit merci du partage j'ai aimé ma lecture surtout le final une chute très inspirée
bonne soirée amitiés

papill12.gif
 
Suis de l'Avis de Maria.

.Loic a bien écrit...
une rime est à garder en la couchant sur la page sinon? elle s'envole

page ne veut pas dire cage.
.la page peut elle aussi disparaitre!

bises jojo
 
Suis de l'Avis de Maria.

.Loic a bien écrit...
une rime est à garder en la couchant sur la page sinon? elle s'envole

page ne veut pas dire cage.
.la page peut elle aussi disparaitre!

bises jojo

Nous écrivons ce que l'imagination nous offre.
En retour, nous recevons, ici, nombres de commentaires sympathiques de tous.
C'est formidable.
Nous essayons tous, avec nos humbles moyens de partager un instant,
un souffle, une émotion et un brin de liberté que seuls les mots donnent.
Ton commentaire m'a singulièrement touché et je ne peux que t'en remercier.
Amicalement
Loïc.
 
Les poèmes sont des oiseaux qui arrivent on ne sait d’où, se posent sur la feuille blanche qui est sous nos yeux. Quand on tourne la page, ils prennent leur envol.
Ils n’ont pas de nid, pas de toit. Ils se nourrissent dans le creux de notre main et reprennent leur essor en y laissant une plume….
C’est alors qu’en regardant nos mains, on s’émerveille, en réalisant que cette nourriture était déjà en nous !


Plutôt que mettre ce poème en cage, l'enfermer dans tes pensées, tu as préféré lui donner des ailes.
Cela aurait été dommage de ne pas "glisser ces rimes" sur ta page.
Amitiés. Philaly
 
Ah ces rimes qui nous échappent...
Magnifique métaphore quoi qu'il en soit.
Pour une rime oubliée, voilà tout un poème qui nait avec beauté!

Au plaisir ~
 
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