Marginal07
Nouveau poète
Je reviens souvent dans ce quartier que j’ai habité il y a vingt ans déjà..
En déambulant sur le trottoir de ces immeubles de retraités il m’arrive de rencontrer des vieilles dames aux rides beaucoup plus renoncés, des visages que je reconnaissais après tant d’années.
Même au travers ce maquillage de l’âge, je ne sentais pas ce fossé de génération entre nous.
Au cours des ces années j’avais développé une belle amitié avec ces dames âgées.
Une complicité d’âme, des secrets bien gardés, j’étais pour certaines un bon confident.
Je les aimais, je les appréciais comme des fleurs d’automne.
Lorsque je rencontre l’une d’elle spontanément je lui donne une chaleureuse accolade.
Elles ne m’ont pas oublié, sourire aux lèvres elles me salue de leur voix rauque et tremblante.
Il m’arrive d’apprendre la mort de l’une d’elle et ça me chagrine beaucoup..
Madame Labonté est décédée le mois dernier des suites d’un cancer.
Elle était ma voisine de palier, une bonne amie surtout.
Un peu handicapée elle sollicitait mon aide pour divers travaux..
Avec elle je me promenais tout autour en lui tenant le bras, les mauvaises langues allaient jusqu’à dire que nous étions amoureux, mais on en riait tous les deux.
C’est un nouveau deuil dans ma vie et sûrement pas le dernier..
Elles ont la santé si fragile et le coeur si triste de savoir qu’elles partiront bientôt.
Le temps a rongé les plus beaux jours de ces dames esseulées, mais malgré leur âge elles rêvent encore à des jours meilleurs.
Fleurs flétries par ces années trop vite écoulées elles vivaient dans leurs souvenirs et ces chauds moments du passé les enracinaient encore à ce monde.
Aux berges de l’âge ces femmes enfants espèrent toujours retrouver ce jardin secret enfoui au fond de leur coeur.
Mais de sang froid elles savent que leurs jours sont comptés et qu’elles devront quitter cette terre leur mère patrie.
Au soir de leur vie l’ombre de la mort creusait déjà leur tombe et elles en étaient bien conscientes.
Mais malgré cette profonde conviction qui hantait leurs pensées elles vivaient leurs derniers jours dans la sérénité.
Femmes vertueuses pour la plupart amies du bon Dieu, elles croient au paradis même si souvent la mélancolie perturbe leur quiétude.
Enfermées dans ces alvéoles de béton elles se replient sur elles mêmes comme dans un cocon.. Mais dans leur foi malgré leur mémoire souvent défaillante elles attendent cette métamorphose de leur âme qui s’envolera comme un papillon.
En côtoyant ces dames âgées je me sens riche et plus mature.
Je suis un peu comme le bourdon qui vient butiner une dernière fois des fleurs qui mourrons peut-être demain.
L’amour que nous donnons aux personnes âgées est souvent leur seul soutien pour ne pas dépérir.
N’abandonnez jamais ces vieilles personnes que vous connaissez, grands-mères, grands-pères, tantes, oncles ou de simples connaissances.
Notre tour viendra et j’espère vivre ma vieillesse entouré de gens qui m’aiment..
Sinon à quoi bon vivre?
En déambulant sur le trottoir de ces immeubles de retraités il m’arrive de rencontrer des vieilles dames aux rides beaucoup plus renoncés, des visages que je reconnaissais après tant d’années.
Même au travers ce maquillage de l’âge, je ne sentais pas ce fossé de génération entre nous.
Au cours des ces années j’avais développé une belle amitié avec ces dames âgées.
Une complicité d’âme, des secrets bien gardés, j’étais pour certaines un bon confident.
Je les aimais, je les appréciais comme des fleurs d’automne.
Lorsque je rencontre l’une d’elle spontanément je lui donne une chaleureuse accolade.
Elles ne m’ont pas oublié, sourire aux lèvres elles me salue de leur voix rauque et tremblante.
Il m’arrive d’apprendre la mort de l’une d’elle et ça me chagrine beaucoup..
Madame Labonté est décédée le mois dernier des suites d’un cancer.
Elle était ma voisine de palier, une bonne amie surtout.
Un peu handicapée elle sollicitait mon aide pour divers travaux..
Avec elle je me promenais tout autour en lui tenant le bras, les mauvaises langues allaient jusqu’à dire que nous étions amoureux, mais on en riait tous les deux.
C’est un nouveau deuil dans ma vie et sûrement pas le dernier..
Elles ont la santé si fragile et le coeur si triste de savoir qu’elles partiront bientôt.
Le temps a rongé les plus beaux jours de ces dames esseulées, mais malgré leur âge elles rêvent encore à des jours meilleurs.
Fleurs flétries par ces années trop vite écoulées elles vivaient dans leurs souvenirs et ces chauds moments du passé les enracinaient encore à ce monde.
Aux berges de l’âge ces femmes enfants espèrent toujours retrouver ce jardin secret enfoui au fond de leur coeur.
Mais de sang froid elles savent que leurs jours sont comptés et qu’elles devront quitter cette terre leur mère patrie.
Au soir de leur vie l’ombre de la mort creusait déjà leur tombe et elles en étaient bien conscientes.
Mais malgré cette profonde conviction qui hantait leurs pensées elles vivaient leurs derniers jours dans la sérénité.
Femmes vertueuses pour la plupart amies du bon Dieu, elles croient au paradis même si souvent la mélancolie perturbe leur quiétude.
Enfermées dans ces alvéoles de béton elles se replient sur elles mêmes comme dans un cocon.. Mais dans leur foi malgré leur mémoire souvent défaillante elles attendent cette métamorphose de leur âme qui s’envolera comme un papillon.
En côtoyant ces dames âgées je me sens riche et plus mature.
Je suis un peu comme le bourdon qui vient butiner une dernière fois des fleurs qui mourrons peut-être demain.
L’amour que nous donnons aux personnes âgées est souvent leur seul soutien pour ne pas dépérir.
N’abandonnez jamais ces vieilles personnes que vous connaissez, grands-mères, grands-pères, tantes, oncles ou de simples connaissances.
Notre tour viendra et j’espère vivre ma vieillesse entouré de gens qui m’aiment..
Sinon à quoi bon vivre?