wilson
Nouveau poète
Tous nos foyers s'éteindront bientôt
Comme les feux du jour
Voici venue l'heure d'écrire sur nos chairs brunes
Le silence rythmé du temps,
Sur la terre comme sur les pierres
Il nous faut désormais écrire,
chaque nouveau soleil
Les tourments de nos vies
Dodelinantes
Ecoute à present, le vent qui souffle
Face au jour qui s'écclaire, peu à peu
Entends ses bruissements dans les tisons
Qui s'enflamment près de nos cases.
Ecoute ! entends ! les morts reviennent
Dans la haute brise nocturne
Poser leurs mains tièdes sur nos fronts
balsamiques.
Ils reviennent aviver nos vieux rêves étales
Et dessiner sur nos peaux obscures
Leurs gouttes des larmes à tord séchées
Par les fissures du temps qui passe .
Avec tes yeux noirs
Avec ton corps noir
Avec ton coeur blanc,
Poussieres de neige et de sable.
Avec tes mains tendres
Et tes entrailles de mère.
Femme d'Afrique, ô femme du monde, preserve à jamais
Les silos ou murissent nos souffles de prolétaires abusés
Pour qu'ils deviennent cris,
Un jour...
Comme les feux du jour
Voici venue l'heure d'écrire sur nos chairs brunes
Le silence rythmé du temps,
Sur la terre comme sur les pierres
Il nous faut désormais écrire,
chaque nouveau soleil
Les tourments de nos vies
Dodelinantes
Ecoute à present, le vent qui souffle
Face au jour qui s'écclaire, peu à peu
Entends ses bruissements dans les tisons
Qui s'enflamment près de nos cases.
Ecoute ! entends ! les morts reviennent
Dans la haute brise nocturne
Poser leurs mains tièdes sur nos fronts
balsamiques.
Ils reviennent aviver nos vieux rêves étales
Et dessiner sur nos peaux obscures
Leurs gouttes des larmes à tord séchées
Par les fissures du temps qui passe .
Avec tes yeux noirs
Avec ton corps noir
Avec ton coeur blanc,
Poussieres de neige et de sable.
Avec tes mains tendres
Et tes entrailles de mère.
Femme d'Afrique, ô femme du monde, preserve à jamais
Les silos ou murissent nos souffles de prolétaires abusés
Pour qu'ils deviennent cris,
Un jour...